Dimanche 14 juin 2009
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Tirée du site de la Commission Européenne, cette carte de l'accessibilité et des flux majeurs:
Pour aller vite, plus c'est éclairé, plus c'est accessible, comme le montre cette
page où se trouve une légende et la méthode de construction.
Cette carte a été construite pour le Rapport sur le développement dans le monde 2009 de la Banque Mondiale où
l'on trouvera de nombreuses autres cartes intéressantes.
En allant consulter Data sources dans le menu, on trouvera aussi d'autres cartes qui ont été utilisées
par construire celle-ci.
En cliquant sur Download maps, on a accès à ce poster:
Par Landry
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Samedi 7 mars 2009
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15:21
C'est l'histoire d'une petite phrase qui fait tilt.
En suivant le journal télévisé de 13heures, mardi 3 mars dernier, la présentatrice Elise Lucet prononce vers 13h30 cette petite phrase de transition entre deux reportages:
"On va maintenant vous raconter une autre belle histoire..."
Par ce lapsus révélateur, la présentatrice vient finalement d'énoncer clairement ce qu'est finalement devenu le journal télévisé: Une machine à raconter des
histoires.
Le reportage qui vient de se terminer, la première "belle" histoire, la voici:
Le ressort est désormais classique:
On suit la réussite de jeunes filles issues, à priori, de milieux défavorisés, et qui s'imposent là où on ne les attendait pas, l'exemple d'Harvard cité dans le reportage étant assez
emblématique.
On est sur le modèle des jeunes de banlieues recrutés à Sciences-Po.
En voila une belle histoire !
Et pourtant...
Est-ce bien là le rôle du journaliste que de se contenter de relayer la communication d'une association humanitaire surtout lorsque la présentatrice du journal est une des marraines de celle-ci ?
L'objectif initial de cette opération est la promotion de la scolarisation des jeunes filles dans les pays où celles-ci sont ostensiblement écartées de l'école.
Pourquoi le reportage ne s'interroge-t-il pas, statistiques à l'appui, sur la pertinence de cette action en France, sur la part croissante des fonds qu'elle absorbe, sur l'intérêt de cibler 30 personnes
susceptibles d'entrer dans une petite élite, sur le fait qu'une association soit obligée de suppléer au système public des bourses d'études... etc. ?
Bref, les angles d'attaques ne manquaient pas...
Et pourtant, on reste dans le niveau du simple récit d'aventures individuelles auxquelles il est aisé de s'identifier, bien loin des statistiques barbantes et impersonnelles.
Et peu importe qu'il ne s'agisse que de deux jeunes filles parmi tant d'autres, on ne pourra que s'identifier ou se démarquer, en tout cas être ému.
Car c'est bien le registre de l'émotion qui est visé.
Et se dire que, finalement, les jeunes, même défavorisés, s'ils travaillent vraiment, ils ont les moyens de s'en sortir.
Et que ceux qui ne s'en sortent pas, c'est peut-être qu'ils n'ont pas fait les efforts pour.
Et donc que... c'est tant pis (ou bien fait) pour eux...
Cette thématique de l'individu défavorisé qui s'en sort par la force de sa volonté, on la retrouve de manière encore plus caricaturale dans "l'autre belle histoire" qui suit:
C'est donc une autre "belle" histoire d'un sans-papier afghan qui, en récompense de sa victoire au championnat de France de Boxe, devrait gagner sa
régularisation.
Mais qu'y-a-til de si beau dans cette histoire ?
La combativité récompensée, comme dans les films américains où le champion gagne le respect à la force de ses poings ?
Le triomphe de la méritocratie version sport ?
Gagner un championnat de France de Boxe serait donc beaucoup plus important aux yeux de notre gouvernement que de trimer sur les chantiers ou au fond des cuisines ?
Le fait qu'un jeune clandestin (ne) puisse être régularisé (qu)'à la suite d'une victoire sportive qui aurait "ému le Ministère de l'immigration" ne devrait-il pas conduire les
journalistes à s'interroger sur les limites et les contradictions de la politique migratoire plutôt qu'à s'extasier sur une "belle" histoire ?
Après ce reportage, la présentatrice nous invite à suivre un nouvel épisode du "feuilleton de la semaine".
Car il y a un feuilleton dans le journal télévisé dans lequel on pourra suivre d'autres histoires individuelles, plus ou moins belles, mais toujours pleines d'émotion.
On aurait pu finir ce billet par un extrait de chanson de Laurent Voulzy, invité en fin d'une autre édition de cette même semaine...
Certes le journal ne se résume pas à ses deux reportages comme en témoigne le menu:
Cependant, on ne peut s'empêcher de se poser la question qui n'est certes pas nouvelle:
Le journal télévisé relève-t-il encore du journalisme ou de la mise en scène émouvante de l'actualité ?
Un joli débat d'éducation civique en perspective...
Par Landry
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Mardi 13 janvier 2009
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Par Landry
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Vendredi 9 janvier 2009
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Par Landry
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Mercredi 7 janvier 2009
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Mise à jour : Deux nouvelles ressources signalées dans un commentaire du précédent billet par Vincent
Mespoulet, prof de collège, Manosque et administrateur de l'Ecole Hors les Murs/ School Beyond the Walls.
Signalé par GoogleMapsMania, il existe une version Google Maps de ces informations du Guardian créée par
Mapmash:et même un gadget.
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* La partie cartographique de Passia (The Palestinian Academic Society
for the Study of International Affairs) de Jerusalem
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* La chaine AlJazeera utilise les ressources info-cartographiques pour présenter sa page "War on Gaza":
On y trouve une carte interactive qui s'appuie sur M$ Virtual Earth et un graphique.
On peut y sélectionner les informations par type et par date.
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* Deux cartes relayées par un site texan qui a manifestement choisi son camp.
Une carte tirée de ce billet et qui n'est pas sans rappeler une certaine crise de 1962 à
Cuba:
Pour appuyer encore sur le rapprochement Israël/Etats-Unis, cette autre carte tirée de ce billet simule en pourcentage équivalent le territoire
menacé par des roquettes du Hamas s'il se trouvait à la frontière mexicaine.
Comparaison n'est pas raison... Mais c'est redoutablement efficace:
Los Angeles, Las Vegas, Houston sous les bombes... Rien de tel pour provoquer une
solidarité instinctive
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* Pour faire le point à l'aide d'une source plus neutre, le site de l'ONU UNOSAT fournit
des études basées sur des images satellites.
On y trouvera une carte double sur la crise de Gaza mise à jour le
5 janvier dernier :
Voir aussi le
billet précédent.
Par Landry
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