La présomption d'innocence. Analyse d'un reportage sur le sabotage des lignes TGV. Mise à jour 8/12

Publié le par Landry

Déclaration Universelle des Droits de l'Homme: Article 11
1. Toute personne accusée d'un acte délictueux est présumée innocente jusqu'à ce que sa culpabilité ait été légalement établie au cours d'un procès public où toutes les garanties nécessaires à sa défense lui auront été assurées.

L'affaire des sabotages sur les lignes TGV a beaucoup fait parler d'elle, notamment l'arrestation très médiatique de plusieurs suspects.

En regardant ce reportage d'1 mn 30 tiré du JT de 13 heures de France 2 le mardi 11 novembre, on cherchera vainement toute forme de présomption d'innocence vis-à-vis des personnes arrêtées.
Il résume bien la façon dont les médias traitent cette affaire.



Reportage sabotage TGV
par muaddib89

On ne parle pas de "suspects" mais de "commandos", de "QG tapi dans l'ombre", de "chef", d'"un groupe radicalisé entré dans la clandestinité".

Au lieu d'employer le conditionnel "les suspects auraient saboté...", toutes les phrases sont très affirmatives.

Aucun doute n'est possible
.

La seule question posée en fin de reportage n'étant pas de savoir s'ils sont coupables ou non de ces "attentats" mais pourquoi ils les ont commis et s'ils en avaient prévus d'autres...

Pourtant, comme le précise la DUDH dans son article 11:
 1. Toute personne accusée d'un acte délictueux est présumée innocente jusqu'à ce que sa culpabilité ait été légalement établie au cours d'un procès public où toutes les garanties nécessaires à sa défense lui auront été assurées.

Au moment où nous écrivons cet article, aucune preuve matérielle ne semble encore avoir été trouvée pour confondre les suspects.

Sur ce sujet, voir aussi
l'article d'un blog assez caustique

Mise à jour le 8/12:

Le dossier semble de plus en plus maigre et des intellectuels se sont mobilisés dans la presse pour contester la qualification de terrorisme et la matérialité des faits.
Le ton utilisé par les journalistes de France 2 a désormais fortement changé comme on peut le constater dans ce reportage tiré du 13 heures du mercredi 3/12 dernier.
On parle maintenant de "suspects" et l'adjectif "présumé" est utilisé mais il en aura fallu du temps avant que le principe de présomption d'innocence, un des droits de l'homme, soit enfin respecté...


Si le reportage ci-dessous peine à démarrer, cliquez ici



Reportage2
envoyé par muaddib89

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