Programme 1ère E.S. Histoire

Publié le par Landry

Partie du programme en cours d'étude:

HISTOIRE

Partie IV : La Seconde Guerre Mondiale (cliquez ici)

Partie II
I : Guerres, Démocraties, Totalitarismes (1914-1945) (25 h)


Thème 1: La première guerre mondiale et les bouleversements de l'Europe. (voir ci-après)

Thème 2: Les démocraties libérales durant les années 30. L'exemple de la France. (Voir ci-après)




Thème 3: Les totalitarismes.

Introduction:
Le terme Totalitaire a été utilisé pour désigner le type particulier de dictature qui s'est installée en Italie d'abord
puis en Allemagne.
Ce sont les opposants à Mussolini qui l'utilise pour dénoncer la mainmise des fascistes sur le pouvoir puis Mussolini qui le revendique ensuite.

Il est ensuite utilisé pour désigner les dictatures d'Hitler, de Mussolini et de Staline dont les méthodes semblent proches. S'il disparait après l'intervention de l'URSS au côté des alliés, il reparait pendant la guerre froide.

De ce fait, le concept de totalitarisme est contesté, considéré par certains historiens comme un instrument permettant de dénigrer l'URSS ou comme un moyen de relativiser la spécificité du régime nazi et du génocide.


Travail par groupe : Rechercher les origines et la mise en place des 3 dictatures.

Bilan/mise en commun au tableau.


1/ Origine et mise en place des régimes totalitaires :

1.1/ Des causes similaires :

Dans les 3 pays:

  • L'impact de la 1ère guerre mondiale joue un rôle important.

Italie => "Victoire mutilée"

Allemagne => Humiliation du Diktat de Versailles signée par la République de Weimar.

Dans les deux cas, elle est exploitée par Hitler ou Mussolini.

Russie => La guerre est directement responsable des révolutions.

  • Peu/pas de tradition démocratique (démocraties récentes ou inexistantes).

  • Rôle central de la Révolution Russe:

En Italie où un climat révolutionnaire s'installe après-guerre, les faisceaux de combat se mettent au service des propriétaires d'usine ou de terres (briseur de grèves) et semblent être les garants de l'ordre.

En Allemagne, la crise économique provoque l'ascencion des extrêmes et les nazis semblent la meilleure garantie pour les milieux d'affaire face à une gauche divisée (doc. 2 et 3 p.223).

En Russie, dans le contexte de guerre civile, la défense de la révolution justifie aux yeux des bolcheviques la terreur et la suppression de tous les autres partis même socialistes. L'accusation de déviation contre-révolutionnaire sera aussi une arme puissante utilisée par Staline pour se débarasser de ses adversaires. (doc.4 p.225).

1.2/  Une conquête "légale"du pouvoir :

Italie: Transformation des faisceaux de combat en Parti Fasciste.
A l'aide d'un programme fourre-tout, récupération des mécontentents.
30 Octobre 1922: Marche sur Rome. Le Roi nomme Mussolini à la Présidence du Conseil, pensant pouvoir l'utiliser.

Allemagne: Après une tentative de putsch manqué en 1923, Hitler entame une conquête légale du pouvoir. Son Parti, le NSDAP, profite de la crise grâce à une efficace propagande.
Le Président Hindenburg se laisse finalement convaincer de le nommer Chancelier le 30 janvier 1933 par les réprésentants des milieux d'affaires.
Là aussi, les conservateurs menés par Von Papen qui est vice-chancelier dans un gouvernement qui ne comprend que 3 ministres nazis pensent pouvoir les utiliser.

URSS: Dans ce régime au parti unique, la "légalité" se détermine par le respect des règles de fonctionnement du Parti. Staline, secrétaire général à la mort de Lénine,
se rallie systématiquement aux positions majoritaires. Il utilise habilement sa fonction en plaçant ses fidèles aux postes clés, en faisant entrer en masse de nouveaux militants qui n'ont pas connu la révolution. Il élimine ainsi progressivement tous ses concurrents.

1.3/  La mise en place des dictatures :

Italie: L'assassinat d'un député d'opposition semble ébranler le régime mais Mussolini le revendique finalement puis adopte ensuite une série de lois dites fascistissimes installant sa dictature.

Allemagne: L'incendie du Reichstag pendant la campagne des législatives fournit le prétexte à Hitler pour suspendre les libertés. Malgré cela, n'ayant pas obtenu la majorité absolue, il se fait voter les pleins-pouvoirs qui lui permettront d'interdire toute opposition et d'installer sa dictature.

URSS: Une fois à la tête du Parti communiste fonctionnant selon le principe du centralisme démocratique, plus rien ne l'empêche d'installer sa dictature.

2/ Une volonté de contrôle total pour édifier une nouvelle société :

2.1/ Etat et économie au service d'un parti et de son chef :

Pour relayer son autorité , le Chef a pris le contrôle de l''appareil d'Etat par l'intermédiaire du Parti unique qui sert donc de courroie de transmission au Chef (Führer, Duce, Vodj) qui concentre entre ses mains la prise de décisions et fait l'objet d'un culte encouragé ou toléré.

On incite ou on oblige donc les fonctionnaires de tous niveaux à prendre leur carte du Parti.

En Allemagne, certains corps du Parti comme la SS constituent de véritables Etats dans l'Etat. (Dossier p.232)

Dans le cas de l'URSS dont les institutions ont été entièrement bâties par les communistes, il y a quasiment fusion entre le Parti et l'Etat, à chaque échelon de gestion de l'un correspondant un échelon de l'autre.

L'économie est mise au service des objectifs du Chef.

Hitler et Mussolini ne remettent pas en cause la forme
capitaliste, contrairement à ce que laissaient supposer certains engagements sociaux de leur programme (doc.4 p.221).
Ils organisent néanmoins une planification de l'économie, fixant de grands objectifs (grands travaux, plan de réarmement doc.4 P.243...).

En URSS, Staline organise la collectivisation brutale de l'agriculture (Dossier p.234) afin de dégager les moyens de développer l'industrie lourde (Sidérurgie, chimie...) préalable au développement de l'industrie dans son ensemble.

En Italie et en Allemagne, on cherche l'autarcie (doc.1 p.230) afin de garantir son indépendance.


2.2/ Une population encadrée et terrorisée :

Dans les trois régimes, on a tiré les conséquences de l'impact de la propagande utilisée pendant la 1ère guerre mondiale. Hitler analyze finement le rôle de celle-ci dans Mein Kampf (Mon Combat).

Cette propagande, associée au contrôle étroit des médias où aucuns propos allant à l'encontre de l'idéologie, du parti ou de son guide n'est tolérée, est l'objet de toutes les attentions. En Allemagne par exemple, c'est un ministre de la Propagande, Joseph Goebbels,  qui se charge de l'organiser.

Toutes les institutions, école, institutions de jeunesse (Komsomols, Balillas, Hitler-jugend), syndicats officiels, parti la relaient en permanence, soumettant la population à un matraquage à travers tous les médias (Affiches, journaux, films, radio doc.1 p.236, ...). Par exemple, un travailleur modèle, Stakhanov (doc.3 p.239) est utilisé pour encourager la productivité.

Les livres contredisant l'idéologie officielle sont interdits, voire brûlés dans de gigantesques autodafés (p.219), l'Histoire est réécrite, les arts et la culture sont mis au service du régime (doc.1 et 2 P.226, doc.6 p.227, doc.3 p.229, doc. 5 et 6 p.237, dossier p.240-241, doc.1 p.242).

La population est également soumise à une surveillance permanente par une police politique (SS et Gestapo, NKVD, OVRA) qui fait appel à la délation.
Les opposants sont arrêtés, torturés, enfermés dans des camps (Goulag, camps de concentration) ou liquidés.
L'Italie a été beaucoup moins touchée par cette terreur tandis qu'en Allemagne ou en URSS, les victimes se comptent en millions. 


3/ Des différences fondamentales:

3.1/ Des idéologies radicalement différentes et incomparables :

Les trois régimes se distinguent d'abord par rapport à l'attitude face à la démocratie et aux libertés individuelles.

La Constitution de l'URSS de 1936 se veut "la plus démocratique du monde" et proclame un ensemble de libertés et de droits politiques et sociaux. L'idéal poursuivi se place donc dans la droite ligne de la philosophie des Lumières et des idéaux de la Révolution même si dans sa pratique du pouvoir, le régime de Staline les violent en permanence.
C'est cette commune adhésion à l'héritage des Lumières qui permettra le rapprochement avec les démocraties et contre les deux autres régimes pendant le Seconde guerre mondiale.

A l'inverse, Mussolini comme Hitler nient la viabilité de la démocratie majoritaire qui n'est qu'une illusion qui fragilise leur pays (doc. 3et 4 p. 227).
Pour eux, seul un chef/guide héroïque est en mesure de conduire l'Etat italien ou le peuple allemand, assumant seul la responsabilité devant le peuple.
Dans les deux cas, l'individu s'efface devant l'intérêt supérieur de l'Etat ou du peuple.


L'autre différence fondamentale est la singularité de la doctrine raciale nazie. Dans Mein Kampf (doc.1 et 2 p.228)  Hitler développe une vision d'une humanité composée de races d'inégales valeurs en lutte pour leur espace vital.
Il s'inspire des théories de l'évolution par la sélection naturelle de Darwin qui correspond d'après lui aux lois de la Nature.  Selon lui, seul le libre jeu de ces lois peut permettre la progression de l'Humanité par la survie du plus apte, c'est à dire la victoire du plus fort. Hitler est donc par essence porté vers la guerre et contre le pacifisime de Wilson (SDN) qu'il dénonce.

Pour Hitler, les allemands ont conservé beaucoup des qualités de la race supérieure originale, la race aryenne, et pour les conserver, ils doivent veiller à préserver sa pureté en évitant de se mélanger, surtout avec la race juive qu'il assimile à des parasites. Cette idéologie se traduira rapidement en mesure antisémites (boycott des magasins juifs dès 1933, Lois de Nuremberg en 1935 interdisant les mariages entre juifs et allemands, "Nuit de cristal" et mise à l'écart  des Juifs en 1938) avant d'aboutir au génocide pendant la guerre.


3.2/ Une politique étrangère inégalement agressive :

Même si Staline garde l'espoir de pouvoir retrouver les frontières de l'ancien empire tsariste, l'URSS joue officiellement la carte de l'internationalisme pacifique ("Prolétaires de tous les pays, unissez-vous...").
Il intervient néanmoins au côté des Républicains en Espagne et n'hésite pas à instrumentaliser les communistes des autres pays pour défendre les intérêts de l'URSS. Pour préserver l'URSS qu'il ne pense pas prête à tenir tête à l'Allemagne Nazie et devant le manque de fiabilité de la France et de la GB  (cf crise de Munich p.208), il n'hésitera pas à signer le Pacte germano-soviétique (doc.5 p.243).

Inspiré par la grandeur de l'Empire Romain (doc.1 p.242), Mussolini mène une politique de grandeur en Afrique où il se lance à la conquête de l'Ethiopie, un des rares Etat indépendants membre de la S.D.N., se brouillant avec les démocraties et se rapprochant d'Hitler.

Par une série de coups de force (rétablissement du service militaire, remilitarisation de la Rhénanie...), Hitler parvient à se défaire des clauses du Traité de Versailles. Il annexe l'Autriche en Mars 1938 (Anschluss) puis revendique la région des Sudètes en
Tchécoslovaquie qu'il obtient à Munich en Septembre, provoquant l'éclatement de ce pays. Par cette politique planifiée (doc.4 p.243) Il vise la constitution d'un vaste "espace vital" à l'Est.


3.3/ Une adhésion variable au régime :

Malgré cette volonté de contrôle total, la propagande n'a pas de prise sur de large espace de la société.
La pensée divergente persiste toujours même si elle n'a pas toujours se constituer en véritable résistance malgré quelques groupes pendant la guerre (la Rose Blanche).

En Italie, il semble que l'adhésion au régime soit demeurée assez superficielle.

En URSS, l'adhésion est forte chez les cadres du Parti  qui sont récompensés mais les effectifs du Parti Communiste demeurent très faibles. Nombres de blagues populaires soulignent la prise de distance des soviétiques vis-à-vis de la propagande officielle.

En Allemagne, l'adhésion semble avoir été plus large, sauf chez les catholiques. Pour la majorité des allemands, Hitler fait figure d'homme providentiel que les a tiré de la crise et du déclin. Même sous les bombes en 1945, la popularité d'Hitler ne se démentira pas alors que Mussolini sera renversé en 1943.

(Fin 29 avril 2008)








Thème 2: Les démocraties libérales durant les années 30. L'exemple de la France.


1/ La France face aux crises:

Diaporama sur le Krach de 1929 et ses conséquences

1.1/ Une crise économique moins violente et plus tardive :

Doc.2 p.201: Comme le montre les graphiques, la France est frappée plus tardivement et plus lentement.

Longtemps, on a cru la
France à l'abri de la crise, protégée par des structures économiques "à l'ancienne".

Les journaux de la droite d'affaires comme "Le Temps" écrivent même, le 28 octobre 1929, 4 jours après le Jeudi noir, qu'il faut "s'en féliciter plutôt que de s'en plaindre".

Le Figaro écrit encore le 7 octobre 1931:
"Quant à nous, félicitons-nous de notre économie timide et prospère, en face de l'économie présomptueuse et décadente des races anglo-saxonnes [...] Il faut dénoncer ces formidables concentrations d'industries, cet excessif effort du machinisme, cette rationalisation poussant la production à outrance, cette civilisation du capitalisme dégénéré acoquinée au communisme marxiste et à l'anticivilisation." 

La crise s'installe lentement et provoque une hausse du chômage (doc.1 p.200) que dénonce les "marches de la faim" (doc.3 p.201). La baisse des prix rognent les revenus des paysans, du commerce et de l'industrie.

Les gouvernements qui se succèdent (6 pendant les 20 mois qui précèdent le 6 février 1934) appliquent des solutions classiques, comme la déflation qu'appliquera encore Laval en 1935 (doc.4 p.201), inefficaces et même contre-productives (à comparer au New-Deal de Roosevelt). Alors que la majorité des monnaies ont été dévaluées, la France s'accroche au franc fort ce qui l'emêche de profiter de la timide reprise interationale de 1932.

L'instabilité conjuguée à l'impuissance du pouvoir fait glisser la crise de l'économique vers le politique.



1.2/ Une crise politique :

Doc.5 p.201: Comme le montre cette affiche, c'est le régime parlementaire qui est désormais visé, accusé d'affaiblir le pouvoir exécutif et d'empêcher la sortie de la crise.

De nombreux mouvements ,notamment les anciens combattants comme les Croix de Feu (en vidéo sur le site de l'INA Jalons pour l'Histoire en tapant Croix de feu dans l'outil Rechercher
ici), réclament une réforme permettant de renforcer le pouvoir exécutif.

D'autres, les ligues d'extrême droite, s'en prennent directement au régime républicain et réclament qui un retour à la monarchie (Action Française), qui un régime de type fasciste.


L'Affaire Stavisky suscite une manifestation qui tourne à l'émeute sanglante. (dossier p.202-203). Si pour la Droite, le gouvernement est coupable d'avoir tiré sur des manifestants qui ne faisaient que dénoncer la corruption, pour la Gauche, les ligues sont coupables d'avoir tenté un coup d'Etat.

C'est le détonateur qui pousse le Parti Communiste a rompre son isolement. Le 12 Février 1934, une contre manifestation annonce le rapprochement entre socialiste et communiste (doc.4 p.203) qui s'élargit ensuite au Parti Radical.

Malgré la présence de deux partis révolutionnaires, la Révolution n'est pas à l'ordre du jour. L'objectif premier estd'occuper le pouvoir afin de défendre les libertés démocatiques (doc.2 p.205) (La Liberté) et d'apporter une solution à la crise économique (Le Pain) et aux tensions internationales (La Paix). Voir p.213.

Elu sur un programme minimal (doc.3 p.205), ce gouvernement du Front Populaire va pourtant accomplir des réformes historiques.

 


2/ Le Front populaire :

2.1/ Un mouvement de grève historiques pour des réformes historiques:

Spontanément, l'annonce de la victoire du Front Populaire provoque le déclenchement d'une immense vague de grèves avec occupation des lieux de travail dans un climat de fête et de fierté retrouvée après des décennies d'autoritarisme patronal.
Le Pays est paralysé. (dossier p.214-215).

Voir la
Vidéo des actualités de l'époque sur le site de l'INA.
En tapant "Greves 1936", on obtient aussi une vidéo de Blum présentant son gouvernement.

En effet, Léon Blum (doc.1 p.204), chef de la SFIO (socialistes) qui, à la surprise générale est arrivée en tête aux élections, prend la direction du gouvernement.
C'est la 1ère fois qu'un socialiste parvient à la tête de la France.

Sa 1ère tâche est de mettre un terme au mouvement de grève.
Il réunit à Matignon les représentants du patronat et des syndicats qui parviennent aux accords du même nom (doc.4 p.205). Il s'agit de conquêtes historiques (liberté syndicale, droit de grève, délégués ouvriers, conventions collectives...) arraché

Ces conquêtes sont complétées par la loi sur les 40 heures (au lieu de 48) et 15 jours de congés payés. C'est "l'embellie" de 1936 (dossier p.206-207).


2.2/ Un échec rapide:

En Juillet 36, le gouvernement frêre du "Frente Popular" espagnol est victime d'un putsch de la part de généraux espagnols sous la conduite de Franco soutenu par les dictatures italienne et allemande. Une longue guerre civile s'engage. 

Blum est contraint à la non-intervention par la Grande-Bretagne qui se refuse à intervenir et les Radicaux qui craignent que l'intervention exporte la guerre civile en France (doc.7 p.209).

Cette décision de choisir la non-intervention en Espagne est très mal vécue par les électeurs. En tapant "Blum" sur le site Jalons, on accède à un extrait radio de Blum qui tente de s'expliquer sur cette décision.

Mais c'est surtout l'échec économique d'une politique de relance trop timide et qui se heurte à l'hostilité des milieux d'affaire (fuite des capitaux) qui va pro.voquer la chute du gouvernement.

Blum,
en arrivant au pouvoir, s'était refusé à la nécessaire dévaluation du Franc pour solder l'héritage des gouvernements précédents. Il ne voulait pas corroborer l'image traditionnelle d'une gauche incapable de gérer l'économie. Il y est contraint quelques mois plus tard, ce qui semble sanctionner l'échec de ses réformes.

Les radicaux s'éloignent progressivement et en Juin 1937, Blum est renversé par le Sénat.



3/ Quelles mémoires du Front populaire :

3.1/ Un gouvernement qui a affaibli la France, responsable de la défaite :

Comme le montre bien les doc. 3 et 4 p.209, le jugement immédiat des gouvernements qui lui succèdent est très négatif. Le Front Populaire est accusé d'avoir encouragé "l'esprit de paresse" comme le résume bien l'expression de la "semaine des seux dimanche" employé par Reynaud et qui vise les 40 heures.
 
Les réformes sociales sont montrées comme un luxe que la France ne peut se permettre dans un contexte international marqué par les coups de force de l'Allemagne et la menace de guerre (Anschluss en Mars 1938, crise de Munich voir doc.1 p.208).
Les 40 heures sont donc sacrifiées, dans les faits, sur l'autel du réarmement.

Le doc.7 p.209 témoigne aussi d'un autre reproche, celui d'avoir divisé la France et les français.

Dans son appel du 17 juin 1940, Pétain accusera même le Front Populaire de la défaite:
"
On a revendiqué plus qu'on a servi. On a voulu épargner l'effort: on rencontre aujourd'hui le malheur".
Léon Blum sera même jugé au procès de Riom au côté de Daladier et Reynaud notamment pour ses responsabilités dans la défaite.


 
3.2/ Un gouvernement précurseur de réformes historiques :

Après la Libération, le Conseil National de Résistance s'appuiera et approfondira l'expérience du Front Populaire.

Ainsi, le droit de grève, au repos et aux loisirs, la liberté syndicale notamment sont inscrits dans le préambule de la Constitution de 1946. Les 40 heures ou les congés payés sont réaffirmés.

Le nouveau rôle de l'Etat initié par le Front Populaire avec la nationalisation de la Banque de France, la création de la SNCF, de l'
ONIB  , des industries d'armement est également réaffirmé et amplifié à la Libération avec la vague de Nationalisations ou la création du commissariat au Plan.


3.3/ Un moment d'unité et d'action pour le monde du travail :

Pour les syndicats, notamment la CGT, les grèves de Mai-Juin 1936 restent le mouvem
ent social idéal. Par leur unité dans l'action, les salariés ont réussi  à arracher des conquêtes sociales historiques.

Ce mouvement social exemplaire reste donc une référence majeure pour le mouvement syndical.

Pour les partis socialiste et communiste, c'est la période où l'unité a permis l'accession au pouvoir du premier gouvernement à direction socialiste qui a pu faire adopter des réformes audacieuses pour le monde du travail.

Lorsque la gauche revient enfin au pouvoir en 1981 avec l'élection de François Mitterrand, les réformes adoptées dans la foulée (39 h., 5e semaine de congés payés, Retraite à 60 ans...) portent la marque du Front Populaire.


Composition: Le Front Populaire: Quel bilan ?
A rendre pour le 25 avril. Pages Méthode du manuel:  p.216-217




Thème 1: La première guerre mondiale et les bouleversements de l'Europe.


1/ L'Europe de 1850 à 1914: une poudrière nationaliste ?

1.1/ Une mosaïque :

Analyse des cartes p. 166/167

Pourquoi peut-on parler de mosaïque ? Evolution 1850 1914 ?

L'Europe est morcellée en de multiples nationalités très imbriquées dans la orientale et dans les Balkans. Elle est mocellée en une multitude d'Etats.

Entre 1850 et 1914, la carte se simplifie grâce à l'unité allemande et italienne mais de nouveaux Etats apparaissent suite à l'effondrement de la puissance ottomane.

Nationalisme est à l'origine de cette transformation.

1.2/ Un nationalisme facteur d'unité ? :

Pour l'Allemagne et l'Italie, l'idéologie nationaliste a permis de regrouper dans un même Etat créé sous l'impulsion d'un Etat moteur, la Prusse et le Piémont-Sardaigne, et de leader comme Bismarck et Cavour, une même "nationalité" (réelle ou imaginée) jusque là divisée.

Le nationalisme a donc joué comme un facteur d'unité.


1.3/ Un nationalisme facteur de division ?

Dans les Balkans, l'affaiblissement de l'Empire Ottoman permet à certaines nationalités d'obtenir la création d'un Etat mais attise aussi les convoitises des puissances voisines comme l'Autriche-Hongrie (annexion de la Bosnie) et de la Russie qui voudrait s'étendre, sous couvert de protection des peuples slaves, vers les détroits.

Le 28 juin 1914, l'héritier de l'AH en visite à Sarejevo est assassiné par un nationaliste bosniaque. L'AH en profite pour régler ses comptes avec la Serbie et l'attaque. La Russie mobilise son armée. L'Allemagne déclare alors la guerre à la Russie et à la France qui avait mobilisé et l'attaque en violant la neutralité Belge ce qui provoque l'entrée en guerre de la GB.

Voir cette animation

2/ Une guerre totale

2.1/ Les grandes phases du conflit :

Pour revoir cette partie, utiliser les cartes animées ici


2.2/ Une mobilisation totale :

Des millions d'hommes mobilisés sur le front pendant des années, loin de leur milieu.

Dossier p.182-183: Des usines reconverties vers la production d'armement, les femmes mobilisées dans les champs et les usines, l'argent mobilisé par l'emprunt, des esprits mobilisés par la propagande.


2.3/ Des sociétés traumatisées :

Analyse scène d'introduction du film: "un long dimanche de fiancailles"

Conditions de vie et de combat dans les tranchées. Voir aussi Dossier p.180-181

Doc. 4 et 5 p.193 Impact de la guerre, certains historiens parlent de "brutalisation" des sociétés.

Deux réactions opposées de la part des anciens combattants:

Rejet absolu et pacifisme ou au contraire fascination face à cette expérience comme pour Ernst Jünger (doc.5  p.177) ou un certain Adolf Hitler.


3/ Les bouleversements de l'Europe

3.1/ Une Europe affaiblie :

Dossier p.192-193: Bilan humain, matériel, économique et financier.

L'Europe ne domine plus mais ceci est masqué par le repli des Etats-Unis et le maintien voire l'extension de la domination coloniale


3.2/ Une paix manquée :

Vidéo Le Site.TV Analyse du tableau sur le Traité de Versailles.

Des principes généreux (SDN, Droit des peuples à disposer d'eux-mêmes) qui se heurtent aux exigences de sécurité et à la volonté de faire payer l'Allemagne.



3.3/ Une Europe déstabilisée :

La Russie n'arrive pas à soutenir l'effort de guerre => Mécontentement grandissant contre le Tsar.

Février 1917: La réaction autoritaire du Tsar face aux manifestations de la faim le coupe de la population et des soldats qui se joignent au peuple.

Le Tsar abdique. Deux pouvoirs lui succèdent: Un gouvernement provisoire issu de la Douma et des soviets.

Texte Lénine

Questions: Présentez le document
Quelle position défend Lénine ? Quels arguments avance-t-il ?

Lénine, chef du Parti bolchevik (POSDBR), écrit au Comité Central et aux comité des deux capitales de son parti pour les convaincre de se préparer à pendre le pouvoir.

Il met en avant le fait que le parti est majoritaire dans les Soviets des deux capitales, que le gouvernement provisoire n'est plus soutenu par le peuple, qu'il a trahit la démocratie, que le temps presse (Risque de réddition de Pétrograd aux allemands) et que seuls les bolcheviks peuvent apporter la démocratie, la paix et le partage de la Terre car il n'y a pas d'alternative (pas le temps d'attendre une assemblée constituante, la conférence démocratique ne l'est pas d'après lui).



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