Première ES

Samedi 3 mai 2008
Finir l'étude de cas commencée Vendredi 2 Mai pour Mardi.
(Le travail sera vérifié)

Les documents sont téléchargeables
ici (lien rétabli)

Certains sont issus du site "Le domaine de Noé"

Les Questions:


1 – Présentez brièvement le Domaine de Noé (environnement géographique, organisation spatiale du village)

2 – Quels avantages présente la situation géographique du futur village-vacances ?

3 – Quels acteurs sont impliqués dans ce projet touristique ?

4 – Présentez les arguments favorables à cet aménagement touristique et ceux des détracteurs.

5 – En quoi cet aménagement touristique illustre-t-il les rapports conflictuels entre les usagers du territoire ?

Par Landry
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Jeudi 1 mai 2008
Thème 4: La Seconde Guerre Mondiale.

1/ Les grandes phases de la guerre :

Visualisation de cartes animées entrecoupées d'extraits de documents vidéo tirés du site.tv
(Voir Lycée - Histoire - 1ère - Seconde guerre mondiale.)

Cours à coller.

2/ La politique d'extermination nazie :

2.1/ Les persécutions d'avant-guerre :


Dès son arrivée au pouvoir, Hitler met en application la politique antisémite amplement décrite dans son livre Mein Kampf. Pour préserver la "pureté de la race allemande", il chercher à se débarasser des Juifs présents dans le pays.

En 1933, c'est le boycott des magasins juifs.

En 1935 sont adoptées les Lois de Nuremberg qui interdisent les mariages entre les allemands et les juifs et privent ces derniers de leur qualité de citoyens. (doc. p. )

En 1938, c'est l'exclusion économique avec l'interdiction d'exercer de très nombreux métiers.
La même année est organisé un pogrom, la "Nuit de Cristal", de nombreux magasins ou synagoges sont incendiés et des juifs déportés ou tués. (doc. p. )

En 1939, avant le déclenchement du conflit, Hitler annonce que si une nouvelle guerre éclate, les Juifs en seront responsables et cette guerre conduira à leur extermination. (doc. p. )

L'objectif de cette cette politique de persecution antisémite est de provoquer l'émigration. 
Environ 400.000 quittèrent l'Allemagne et l'Autriche annexée (voir cet article de l'encyclopédie de la Shoah)


2.2/ La gestion du "problème juif" :

En envahissant la Pologne, les nazis organisent l'enfermement des millions de juifs dans des Ghettos (voir ici) gérés par des conseils juifs (le plus grand est celui de Varsovie dossier p. ) où ils vivent dans des conditions effroyables (faim, maladies, froid...) provoquant un taux de mortalité élevée. Ils seront finalement déportés et les Ghettos détruits parfois suite à des soulèvements.

Pendant l'invasion de l'URSS, des 
Einsatzgruppen (unités mobiles d'extermination) suivent les troupes afin d'exterminer les ennemis raciaux (juifs, tzignanes...) ou politiques (membres du Parti communiste).
Près d'un million de juifs périront ainsi.

Considérant cette méthode comme peu efficace et  dur à supporter pour les bourreaux, on commence à réfléchir à une méthode plus efficace.
Lors de la réunion de Wansee (
p.291) est confirmée le choix de la "Solution finale au problèe juif", c'est à dire l'extermination de tous les Juifs d'Europe, par le travail ou directement, dans des camps d'extermination.


2.3/ L'Univers concentrationnaire :

Dès 1933 sont créés les premiers camps de concentration pour y enfermer d'abord les opposants au régime et ceux considérés comme socialement déviants (homosexuels, Témoins de Jéhovah...) puis les Juifs ou les Tziganes. On y pratique le travail forcé avec l'objectif d'exterminer par épuisement

Sont ensuite les
camps d'extermination où sont massacrés, la plupart par chambre à gaz, les Juifs qui ne sont pas sélectionnés pour le travail (enfants, personnes âgées, malades...).
Cette politique s'inspire de l'Action T4, un programme d' "
euthanasie" des allemands victimes de déficience mentale ou physique. Ces camps sont responsables de près de 3 millions de victimes.

A côté de ces types de camp, on trouve les camps de prisonniers pour soldats, les Stalags, où les conditions sont un peu moins dures
et les évasions fréquentes, même si cela varie selon les camps.
A noter le traitement particulier des prisonniers russes: on compte 3 500 000 morts parmi ces prisonniers.

Lorsque l'Europe est libérée, les camps sont abandonnés ou évacués dans de longues marches qui tueront des centaines de milliers de déportés. Les alliés découvrent l'horreur de cet univers concentrationnaire et décident d'organiser le Procès de Nuremberg pour juger les responsables nazis qui seront pour la plupart condamnés pour crime contre l'Humanité.
Un même procès sera organisé à Tokyo.

A noter qu'en 1945, les Juifs ne sont encore considérés que comme des déportés comme les autres et qu'il faudra attendre une vingtaine pour que la spécifité du génocide, que les juifs nomment la Shoah, apparaisse avec la multiplication des témoignages qui jusque là étaient restés indicibles.


3/ La France pendant la Seconde Guerre Mondiale :

3.1/ Résistance ou collaboration :

Analyse des discours de Pétain et de De Gaulle.

Face à la défaite française se dessinent deux attitudes contradictoires:

Pour Pétain, nouveau chef du gouvernement, la défaite est totale et le seul choix possible est l'armistice car  les causes de la défaite ne sont pas à chercher du côté de l'armée mais de la façon dont la France a été gouvernée depuis 20 ans. En attendant qu'elle retrouve ses forces, seul l'armistice et au-delà, la collaboration avec l'Allemagne dans le nouvel ordre européen est envisageable.

Pour De Gaulle, l'armée a failli sur le plan tactique. La guerre est une guerre mondiale et on peut la poursuivre en s'appuyant sur l'Empire colonial, la GB qui tient la mer et l'industrie des E-U qui fournira une force mécanique supérieure. Pour lui, il n'est pas possible de traiter avec l'Allemagne car cela conduirait à des compromissions idéologiques avec ce régime totalitaire raciste. Il faut rester dans la guerre pour être dans le camp des vainqueurs.

La majorité des Français, sonnés par la défaite et l'exode, ne sont pour la plupart pas conscients de cet affrontement et accueille favorablement, au début, la figure rassurante du Maréchal Pétain.




Par Landry
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Lundi 3 mars 2008


Partie II
: La France du milieu du XIXe siècle à 1914 (10h)

6/12/07:

Rappel chronologique sur l'alternance des régimes politiques en France depuis 1789.

Voir aussi la séquence sur l'Europe 1815-1848 du site Histoire à la carte

7/12/07:

Dossier p.108-109 sur la conquête du territoire.
Doc. p.106-107 "Le nouveau monde du train".


1/ Le cadre territorial et démographique:


1.1/ Un territoire plus unifié :

Peu d'évolutions territoriales => 1860: +Nice - Savoie. 1870: - Alsace et une partie de la Lorraine.

Extension du réseau ferré.
1855: Réseau en étoiles centré sur Paris connecté aux plus grandes villes. (4000 km)
1913: Réseau qui irrigue tout le territoire, géré par 6 compgnies privées + Etat. (40.000 km)

Ce réseau renforce l'unité et  la cohésion politique, économique et sociale du territoire.

Le réseau routier bien fourni pour les nationales et départementales se développe donc surtout pour la desserte des campagnes (chemins vicinaux).



1.2/ Une démographie en berne :

Dossier p.116-117 sur la transition démographique à la française.
Doc. p 121 Extrait d'un roman de Zola opposant un pro et un anti-malthusien.

La France fait sa transition démographique plus tôt et plus vite que les autres pays européen.

La population augmente peu et vieillit => recours à l'immigration (
dossier p.122-123).

Plusieurs causes: Préservation du patrimoine, croyance dans le malthusianisme
ou encore, et surtout, la nouvelle place de l'enfant dans les familles aisées.

2/ La France à la recherche d'un régime politique :

2.1/ La IIe République, une occasion manquée ? :

Révolution parisienne du 22 au 25 février 1848 chasse Louis-Philippe.
Fin de la Monarchie de Juillet.

Opposition doc.1 p.126 et doc.4 p127
Moment d'unité nationale / Répression féroce d'une émeute ouvrière. Pourquoi ?


11/12/07:

Analyse des symboles du doc. 1 p.126 + doc.2 p.127 (suffrage universel)
Filiation avec la Révolution et la 1ère République.

Suffrage Universel => Réponse aux aspirations démocratique.
+ Abolition de l'esclavage.

Doc.3 p.127: Droit au travail => Ateliers Nationaux. => Réponse aux aspirations sociales.

Rupture: Fermeture des Ateliers Nationaux
=> insurrection ouvrière réprimée (23-26 juin 1848).

République n'est plus vraiment sociale.

Peur => restriction des libertés.

République n'est plus vraiment démocratique.

Républicains modérés et monarchistes se rapprochent => Parti de l'Ordre.

Adoption de la Constitution (
doc.5 p.127)
Election du Président: Louis-Napoléon Bonaparte, neveu de l'empereur, l'emporte en se présentant comme l'homme de la synthèse entre l'héritage de la Révolution et l'Ordre.

Gouvernant avec le parti de l'ordre dominant l'Assemblée, le Président s'en éloigne et cultive sa popularité par des voyages fréquents à la rencontre des Français.

Ne pouvant se représenter, il s'empare du pouvoir par un coup d'Etat le 2 décembre 1851 puis se proclame Empereur l'année suivante.



2.2/ Un régime impérial pour la France ? :

Doc. 2 p.129 Analyse des institutions du Second Empire.

Mélange de pouvoir personnel et d'apparence démocratique => Césarisme.

18/12/07:

Doc. 3 p.129
Analyse du texte du Baron Haussmann.


Avantages du régime impérial :
Stabilité du pouvoir exécutif (Hérédité) qui permet de se consacrer à l'intérêt général "souveraineté du peuple" garantie par la Constitution.

Opposé au régime parlementaire.
Inconvénients:  Instabilité due à la compétition pour le pouvoir, recherche de l'intérêt particulier.

1860: Soutien à l'unité italienne qui prive le Pape de ses Etats => N.3 se coupe des catholiques.
           Traité de libre-échange avec la GB => N.3 se coupe de certains milieux d'affaires.

Recherche de nouveaux soutiens.
1864: "légalisation" de la grève pour rallier les ouvriers.
1867: Réformes libérales pour rallier les libéraux (cf. doc.5 p.129)

Paradoxe: C'est en 1870, alors que le régime est devenu une monarchie parlementaire plébiscité par les français, que Napoléon 3 est chassé du pouvoir suite à sa défaite dans la guerre qu'il a engagé contre la Prusse.

20/12/07:

2.3/ L'installation difficile de la IIIe République :
Vidéo sur la Commune  + Questions.

N.3 est fait prisonnier de 2 septembre à Sedan.
Le 4 septembre, les députés proclament la République.

Le problème prioritaire des républicains est de reprendre la guerre contre la Prusse qui a envahi le Nord du pays. Paris, isolée, résiste courageusement à un long siège.

Le 28 janvier 1871, les défaites de ses armées contraignent le gouvernement provisoire à demander l'armistice.

Une assemblée est élue pour signer la paix avec l'Allemagne. Elle est composée de 2/3 de monarchistes, décide de s'installer à Versailles et nomme Adolphe Thiers, ancien ministre de Louis-Philippe (
doc.1 p.136) chef de l'exécutif.

Lorsque le 18 mars 1871, Thiers décide de récupérer les canons de Paris, c'est le détonateur qui déclenche la Commune (
dossier p.134-135). Ce mouvement porteur d'idéaux démocratiques et sociaux est violemment réprimé durant la semaine sanglante  (doc.5 p.133).

21/12/07:

Thiers négocie le Traité de Francfort avec l'Allemagne dont les conditions sont très dures pour la France (perte de l'Alsace-Lorraine, indemnité de guerre et occupation jusqu'au paiement).
La répression de la Commune lui a conféré un gransd prestige d'autant qu'il libère le pays plus tôt gràce à un emprunt.

Néanmoins, son ralliement à une République conservatrice lui vaut d'être remplacé par le Maréchal  Mac-Mahon par les monarchistes qui souhaitent une restauration masquée derrière le mot d'ordre moral (p.136). (
doc.3 p.137)

La volonté de retour à l'Ancien Régime du comte de Chambord symbolisée par l'affaire des drapeaux (
doc.2 p.137) retarde la restauration. Pour gagner du temps en attendant sa disparition, le mandat du Président est porté à 7 ans.

La restauration semblant inacessible, de + en + de royalistes se rallient à la République et, à une voix de majorité,  l'amendement Wallon (p.136)est adopté en 1875 puis des lois organisent les pouvoirs de la République.
Dossier p.138-139

08/01/08:

Correction Dossier.

Les lois de 1875 mettent en place un régime parlementaire (p.126) où le gouvernement et son chef, le Président du conseil, sont responsables devant (ils peuvent être renversés par) la Chambre des députés mais aussi devant le Sénat que le mode d'élection rend plus conservateur.

Néanmoins, le Président de la République concentre entre ses mains des pouvoirs considérables (Choix du Président du conseil, initiative et promulgation des lois, chef des armées, politique étrangère, nominations aux hautes fonctions, dissolution de la chambre des députés...).

Mac-Mahon se résigne d'abord à la logique des institutions et nomme un Président du Conseil républicain en accord avec la majorité à la chambre des députés (le Sénat est monarchiste).


Mais en 1877, suite à un désaccord, il décide de remplacer le Président du conseil républicain par un monarchiste.
Les républicains majoritaires à la chambre des députés refusent de l'investir.
Mac-Mahon dissout alors la Chambre et provoque de nouvelles élections remportées par les républicains.
Mac-Mahon se soumet, nommant un républicain Président du Conseil puis se demet, démissionnant suite à un désaccord en janvier 1879, quelques jours après que le Sénat soit passé dans le camp républicain. Il est remplacé par le républicain Jules Grévy.

Cette crise consacre une vision particulière des institutions qui voit l'effacement du Président de la République et de l'exécutif en général au profit du Parlement.

En 1880, les républicains contrôlent désormais  tous les organes du régime.


3/ L'enracinement de la République :


Analyse du doc. p.125: Triomphe de la République.
Comparaison avec le doc. p.146-147 => Marianne + apaisée (olivier= paix)

Pour le 10/01: questions sur le doc.3 p151.
10/01/08:

Fin d'analyse du doc. p.146-147
Suffrage universel - 1789 - RF - Drapeau tricolore - 14 Juillet - Ecole - service militaire.
Correction des questions.

3.1 / Les valeurs républicaines :

Le
doc p.146-147 illustre en grande partie les valeurs républicaines.

Egalité:

    Ecole publique, laïque, gratuite et obligatoire (lois Ferry 1881-1882)
    Suffrage universel (élection des maires en 1884)
    Service militaire (1872 puis 1889)

Liberté:

    de la Presse , de Réunion (1881),
    syndicale, Loi waldeck-Rousseau (1884),
    d'association (1901)

Analyse de caricatures sur la loi de 1905 à l'aide d'un diaporama

Analyse des conséquences (Querelle des inventaires) à l'aide du dossier documentaire


3.2/ La République face aux crises :

Travail en groupe - Présentation orale.

La
crise boulangiste. Voir aussi Pages 154-155.

Le
scandale de Panama. Voir aussi Pages 154-155.

Les
attentats anarchistes. Voir aussi pages 154-155.

L'Affaire Dreyfus. Voir aussi dossier p.156-157.

15/01/08:  
Fin de la présentation des dossiers.

Leçon bilan sur les 4 dossiers.

3.3/ La République à la veille de la guerre :

La lutte entre Dreyfusards (Gauche) et anti-Dreyfusards (Droite) entraine un clivage de la société autour des questions de la place de l'Armée, de la raison d'Etat, des droits de l'Homme mais aussi du nationalisme et de l'antisémitisme.

La victoire des Dreyfusards, avec la grâce (1899) puis la réhabilitation et la réintégration du capitaine Dreyfus (1906) s'accompagne d'une victoire politique du "Bloc des gauches", alliance des radicaux et des socialistes, en 1902.
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Cette tendance se maintient au fil des scrutins (voir ici).

Les socialistes, malgré les tensions sociales (doc.4 p.159) aggravées par la politique de Clemenceau (rupture entre Radicaux et socialistes) et les critiques du syndicalisme révolutionnaire de la CGT, s'organise autour de la S.F.I.O. et de la personnalité de Jaurès (doc.5 p.159) et connaissent une montée en puissance.

Malgré les efforts de Jaurès pour éviter la guerre qui lui vaut d'être assassiné le 31 juillet 1914, le patriotisme est plus fort que l'internationalisme ouvrier et tous les partis se regroupent au sein de l'Union sacrée.
 
  Contrôle le 25 Janvier (voir fiche de révision)
 


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Partie I
: L’âge industriel et sa civilisation du milieu du XIXe siècle à 1939 (15h)

 

Thème 3 : Religion et culture.

Thème traité sous forme d'exposés par les élèves.

+ Cours distribué.

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04/10/07:

Thème 2: L'Europe et le monde dominé.

Documents: Européens en Afrique + questions.

Pour le 05/10: Finir les questions.
05/10/07:

Correction du devoir d'Histoire.

Correction des questions "Européens en Afrique".
Document: Traité de la Royal Niger Company
+ Questions. Correction.
Pour le 09/10: Dossier p. 88-89.

09/10/07:

Correction du Dossier p.88/89.

11/10/07:

1/ L'expansion européenne:

1.1/ Les causes :

Rappel des causes officielles énoncées par Ferry:
Causes économiques (débouchés pour l'industrie et les capitaux)
Causes géopolitiques (Relais maritimes, Tenir son rang de grande puisssance dans la compétition mondiale)
Causes "alibi" humanitaire: Devoir de civilisation.

D'autres causes "cachées":
Besoin de matières 1ères pour l'industrie (caoutchouc, pétrole, étain, cuivre...)
Essor démographique

1.2/ Les atouts :

Supériorité économique, technique et militaire procurées par l'industrialisation.
Canons, mitrailleuses, cuirassés... viennent à bout des résistances.


1.3/ Les étapes :

Expéditions d'exploration
Relations commerciales
Prise de contrôle des terres et partage du monde (Conférence de Berlin 1885)
Rivalités entre puissances coloniales (cf. chrono p.81)

1.4/ Les contestations :

Externes:
Nombreux soulèvements et révoltes tout au long de la période (
Chrono p.81)

Internes:
Clémenceau: (refus de la force contraire à l'idée républicaine, de l'idée de race et dénonciation du coût humainet matériel)
Nationalistes: Colonies détournent de la revanche sur l'Allemagne.
Socialistes: Colonies prolongent le capitalisme en offrant un débouché et nuisen
t aux prolétaires.

11/10/07:

2/ Les rapports dominants/dominés:

2.1/ Les formes de la domination:

Etude de documents: Self-governement, administration directe, protectorat.

Carte p.82/83. Voir aussi cette carte interactive


France: Administration directe ou Protectorat
GB: Self-Government ou Dominions


Au-delà des colonies, zones d'influence (Empire ottoman, Chine, Amérique latine...)

2.2/ Impact chez les dominés:

Vidéoprojection Affiches/Cartes postales: Dakar, Zoos Humains, Exposition coloniale,...

Développement des infrastructures (ports, chemin de fer, hôpital...) mais tournées vers la mise en valeur et l'exportation des richesses dont les "indigènes" profitent peu (Pauvreté et mortalité).
Travail forcé remplace l'esclavage.
Culture niée au profit de la vision occidentale de la civilisation (langue, culture, religion...)
Frontières tracées par les européens.

Fronti--res-Afrique.png

2.3/ Impact chez les dominants:

Racisme "inconscient" se répand dans la société suite à la propagande visant à la "construction du sauvage".


16/10/07:

Fiche TP: Un bilan de la colonisation. (Texte + questions)

18/10/07:
Correction TP
Fin de la leçon: Impact de l'immigration (assimilation/intégration/culture)
Rôle des "forces coloniales" dans les guerres.
Apport culturel (ex.: "Les demoiselles d'Avignon" de Picasso)


Conclusion: Ouverture sur les contestations indépendantistes.

  Des liens pour aller plus loin :

Photographies d'un particulier de l'Exposition coloniale de 1931

Les canala (kanaks de Nouvelle-Calédonie) à l'exposition coloniale:
Bilan d'un travail fait par deux enseignants avec de nombreux témoignages.

La base de données du Centre des Archives de l'Outre-Mer
Recherche par territoire et par type de documents (affiches par exemple)

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Partie I
: L’âge industriel et sa civilisation du milieu du XIXe siècle à 1939 (15h)


Thème 1
: Transformations économiques, sociales et idéologiques de l’âge industriel, en Europe et en Amérique du Nord

Le phénomène majeur est la croissance économique. On présente le processus d’industrialisation et les transformations économiques et sociales qui lui sont liées. Il s’agit de saisir les évolutions et les ruptures majeures sur près d’un siècle et non d’examiner le détail de la conjoncture. En privilégiant le cas français, on étudie les courants qui tentent d’analyser la société industrielle pour l’organiser ou lui résister (libéralisme, socialisme, traditionalisme, syndicalisme).

6/09/07: Etude de cas. Le Creusot, un fief industriel (1836-1939)

Lien vers le diaporama: http://histoire-geographie.ac-dijon.fr/Bourgogne/DocBourg/DiapoCreusot/edcLeCreusot.htm

 

Pour le 7/09: Traiter les questions jusqu'au 3.2 inclus

 

7/09/07: Correction et fin de l'étude de cas. Leçon.

1/ Un siècle de croissance:

1.1/ Un accroissement durable mais inégal de la production:

 

Calcul du facteur de multiplication de la Prod. Acier/Charbon (doc.2 p.15) et des richesses/hab. (doc.1 p.14)


Croissance inégale dans l'espace: Rappel carte p.12-13 (Europe N. et O.) + doc.2 p.15 et doc.4 p.19 => Fin de la suprématie du R.U., nouvelle hiérarchie des puissances (E.U., URSS).


Croissance inégale dans le temps: doc.2 p.25 (cycles croissance/dépression) et analyse de réponses à la crise des années 30 (dossier p.26-27)


Deux animations: les cycles et la théorie de Keynes

 

1.2/ Une croissance tirée par l'industrialisation:

Vagues d'innovation/industrialisation (vocabulaire p16) + Tableau des inventions.

Pour le 11/09: Questions 1 à 5 p.20-21


13/09/07: Correction des questions du dossier p20/21.

 

Leçon: Nouvelles méthodes de production: Rationalisation (O.S.T. ou Taylorisme), Standardisation => Gain de Productivité et baisse des prix. Fordisme = Taylorisme + Hauts salaires. Ford intègre la nécessité d'une consommation de masse pour écouler la production de masse.

Prolongement: Un autre éclairage sur Henry Ford, inspirateur d'Adolf Hitler.


Doc.3 p.17: Pari d'Edison sur l'innovation et les gains de productivité pour s'adaptater au prix du marché.


Nouvelle organisation: Concentration horizontale ou verticale (doc. 3/5 p.15)



2/ Des sociétés transformées:


2.1/ Vers un monde unifié:


Doc.3 p.35: 67.5 Millions d'européens à la "conquête du monde" (34 millions aux E.U.)


Essor des migrations (amélioration des moyens de transport).


Doc.2/3 p.19: Essor du commerce mondial (mise au point sur la notion d'indice base 100)


 
14/09/07:

 

2.2/ Une urbanisation massive:


Doc.3 p.37 + Doc.1/2 p.34-35: Besoin de main-d'oeuvre => Urbanisation massive mais inégale. . Exode rural.

Doc.5 p.37: Impact de l'industrialisation => Essor des Banlieues (et des Agglomérations).


2.3/ L'affirmation de nouvelles classes:

p.42-43: Affirmation de la bourgeoisie et des classes moyennes ("cols blancs").

p.44-45: Essor et affirmation de la classe ouvrière.


3/ Des visions du monde opposées:

3.1/ Le libéralisme:

Interview H. Schneider + Rappel étude de cas : Richesse = effort et mérite individuel, Pauvreté = Fainéantise ou fatalité. Patron indispensable et paternaliste. Liberté totale de l'économie qui n'obéit qu'à ses propres lois.

Voir aussi le doc.1 p.46


3.2/ Le socialisme:

 

Schéma Marx: Marxisme ou Socialisme scientifique

Doc.3 p.47: Pyramide sociale.

Division Révolutionnaire/Réformiste.

Anarchisme.

Pour le 18/09: Questions p.48-49


18/09/07: Correction du dossier. Leçon.


3.3/ Le syndicalisme:

Organisation des travailleurs dans l'entreprise.
Recherche d'améliorations immédiates + volonté de mettre fin au capitalisme.
1895: C.G.T. Syndicalisme-révolutionnaire (méfiance vis-à-vis de l'Etat et des politiques, grêve générale)


Rappel: A côté de ces mouvements qui divergent sur l'organisation et la répartition des fruits de cette modernité subsiste un courant traditionnaliste nostalgique des anciens cadres politique (monarchie), idéologique (religion), économique (artisans, paysans...) et sociaux (village).

Contrôle le 28/09


 
Par Landry
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Jeudi 27 septembre 2007

 
GEOGRAPHIE
17/01/08:
Thème 3: Réseaux et Flux En France et en Europe.

Doc. p.122-123 => Pont de Lisbonne.

Axe de circulation européen pour mieux connecter Lisbonne aux autres métropole d'Europe.


Qu'est-ce qu'une métropole ?
Doc. 1 p.126 => Une agglomération regroupant des centaines de milliers d'habitants.
Doc. 2 p.127 => Une agglomération connectée par des réseaux de tranport de haut niveau et polarisant un large espace (villes nouvelle).

Etude de cas (p.130-131).
Correction.

22/01/08:
Complément à la correction: Voir ce fichier (mis à jour) à télécharger puis à ouvrir avec Google Earth après l'avoir décompressé.

1/  Réseaux urbains et métropolisation.

1.1/ Des métropoles nombreuses

Comme l'a montré l'exemple de Lille:

Métropole
: Grande agglomération (à partir plusieurs centaines de milliers d'habitants) qui concentre les équipements et services de haut niveau (tertiaire supérieur) lui permettant de polariser une aire plus ou moins large et qui est desservie par un réseau de communication de haut niveau.

On peut hiérarchiser les métropoles en catégories:
(Doc.3 p.127 et doc.1 p.133)
Métropoles de rang mondial: Paris, Londres (Tokyo, New-York...)
Métropoles de rang continental: Francfort, Milan...
Métropoles de rang régional: Nantes, Bordeaux...

29/01/08:

1.2/ ... inégalement réparties et structurées

Les métropoles sont inégalement réparties sur le continent européen.

Doc.1 p.133: On peut distinguer trois espaces

La mégalopole européenne de Londres à Milan où sont concentrées de nombreuses métropoles.

La périphérie intégrée où les métropoles sont moins nombreuses mais restent bien connectées et profitent de leur proximité avec la Mégalopole.

La périphérie éloignée où les métropoles sont rares et relativement isolées.


Par ailleurs, elles ne sont pas structurées de la même façon d'un pays à l'autre.
La France et l'Allemagne présente des situations opposées mais il existe une grande variété de type de réseaux.

Animation visible ici
Pour la télécharger, clic droit et "enregistrer la cible"
(Pour lire l'animation téléchargée, utiliser le navigateur et confirmer si message d'avertissement)

En France, on observe un réseau unipolaire (monocentrique) dominé par Paris tandis qu'en Allemagne, le réseau est plus équilibré, on parle de réseau multipolaire ou polycentrique.

Cette situation s'explique par la caractéristique des Etats, la France historiquement très centralisée et à la décentralisation récente et l'Allemagne, Etat jeune (1870) et fédéral. 


1.3/
... qui polarisent de plus en plus le territoire

Métropolisation
: Concentration/renforcement des activités, notamment de haut niveau, dans quelques métropoles qui pilotent une région.

Doc.1 p.135: Le document met en relief ce processus dans l'agglomération parisienne.

Si en 1970, les franciliens les plus éloignés travaillent le plus souvent sur le lieu de résidence, en 1999, les habitants de la périphérie de l'IDF sont entièrement polarisés.
Ils sont incorporés dans l'aire urbaine de Paris évaluée par l'INSEE à 11.174.743 habitants !

L'influence de la métropole parisienne s'étend
bien au-delà de l'agglomération parisienne.
On parle d'étalement urbain dans la couronne périurbaine. Voir schéma p.136

L'organisation du Bassin parisien vu par l'INSEE:
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Vidéo: Dessous des cartes - La France de 2020.

Pour la France, ce processus de métropolisation qui donne naissance à un arc des métropoles  peut, d'après la DATAR (la DIACT aujourd'hui), conduire à 3 scénarios:

Le centralisme rénové, l'archipel éclaté et le polycentrisme maillé.


2/  Réseaux de communication et flux de transports.

2.1/ Etude de cas: La liaison Lyon-Turin:

Il s'agit de construire une ligne ferroviaire à grande vitesse à travers les Alpes nécessitant le percement d'un tunnel de 50 km.

L'objectif est de répondre à l'accroissement des flux transalpins tout en rééquilibrant ces flux du routier vers le ferroviaire via le ferroutage afin de soulager l'environnement et d'améliorer la sécurité.

Cette liaison est un maillon indispensable à la création d'un axe Est-Ouest de Lisbonne à Budapest puis Kiev permettant de rééquilibrer l'axe Nord-Sud actuel.
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Le projet implique donc de nombreux acteurs, de l'échellon local Lyon, Turin et les communes traversées jusqu'à l'UE, en passant par les départements, les régions  Piémont et Rhone-Alpes et les Etats français et italien.

Cette liaison nous montre qu'en matière d'axe de communication, ce sont les besoins économiques qui priment même s'il faut prendre en compte les contraintes naturelles et l'environnement.

2.2/ L'Organisation des transports en Europe:

La route est le mode de transport le plus utilisé (50 % du fret, 80 % des passagers) car c'est le mode qui répond le mieux au besoin de flexibilité d'une économie qui fonctionne en flux tendus (juste-à-temps) afin de minimiser les stocks et de s'adapter à la demande. Néanmoins le choix du tout-camion pose des problèmes en terme de saturation, de sécurité et d'environnement.

L'une des pistes envisagées, comme dans le cas de la liaison Lyon-Turin, est le recours à la multimodalité, en mettant en place des solution de ferroutage pour la traversée des Etats ou en cobinant avec le transport fluvial qui redevient concurrentiel pour certains types de fret.

L'outil de cette multimodalité est le conteneur, qui quel que soit le contenu à une forme extérieure normalisée permettant de passer aisément d'un mode de transport à l'autre.

Les aéroports européens, souvent proches de la saturation, sont hiérarchisés en Hubs (ex. Roissy voir Diaporama) et Spokes (cf. p.152)

La répartition géographique des réseaux est inégale:
On retrouve un axe majeur  Nord-Sud dédoublé (dont l'axe Lille-Paris-Lyon-Marseille) qui innerve efficacement la mégalopole (doc.2 p.151) et auquel viennent se greffer des liaisons vers l'Ouest et vers l'Est (intégration encore en cours).


2.3/ Les réseaux structurent le territoire:

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Comme le montre la carte par anamorphose, si l'on prend en compte non plus la distance euclidienne en km mais le temps, le fait d'être ou non dans le réseau TGV transforme l'espace et rendent les régions et métropoles desservies plus attractives, car mieux connectées à la mégalopole. Et l'on voit sur ce document comment la région Rhône-Alpes en tire un argument pour sa promotion.

Cela vaut aussi pour le territoire français:
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On pourra par exemple comparer la position respective de Lyon et Auxerre.

Les réseaux de communication de haut niveau (TGV, Autoroutes, Très haut débit...) se développent prioritairement entre grandes métropoles (car c'est là que se concentre les potentiels utilisateurs donc la rentabilité) ce qui renforce ainsi le processus de métropolisation/désertification.

Et pour être rapide, ces réseaux doivent limiter les points d'entrée ce qui créé un effet-tunnel entre ces points d'entrée qui peut entraîner une désertification.

Il s'agit donc d'un enjeu majeur en matière d'aménagement du territoire.
Voir ici le diaporama sur la construction du réseau autoroutier français.

3/ La mobilité des hommes.

3.1/ La mobilité externe:

Comme le monter les doc.1 p.162 et 3 p.165, l'U.E est un espace attractif visé par des flux migratoires d'Afrique et d'Asie.

Tous les pays ne sont de la même façon, la provenance et l'intensité des flux variant en fonction notamment de la localisation et de l'Histoire, notamment coloniale, des pays (doc.1 et 2 p. 162-163). De la même façon, toutes les régions ne sont pas touchées de la même façon (doc.3 p.163).

Les motifs de ces migrations sont d'ordre économique (pauvreté ou "brain drain") et/ou politique (guerre, dictature...).

Face à ces flux, même s'il n'existe pas de politique commune, l'UE a dans l'ensemble fermé ses frontières (espace Schenghen) contraignant les migrants à la clandestinité au péril de leur vie. (cf. Carte du Monde Diplomatique)

Certains gouvernements ont accepté de régulariser leurs clandestins tandis que d'autres choisissent les reconduites à la frontière, craignant l'effet "d'appel d'air" de régularisations massives.

3.2/ La mobilité interne:

Même si les Européens sont bien moins mobiles que les américains, la population se redistribue sur le territoire.

Comme le montre les doc.1 et 2 p.173, le Nord de la France est globalement répulsif au profit d'un croissant périphérique s'étendant de la Bretagne à l'Alsace.

Le dynamisme des métropoles de cet espace combiné à un cadre de vie agréable y  attire les français actifs ou retraités. L'Ile-de-France conserve néanmoins son attractivité pour les 20-30 ans (études et début de carrière).

Chaque pays européen obéit à sa propre logique migratoire. En Italie, c'est le Nord dynamique qui attire au détriment du Sud, en Allemagne, l'Est (l'ancienne RDA) demeure encore une région répulsive. 

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18/10/07:
Thème 2: L'Europe des Etats.

Introduction: Qu'est-ce que l'Europe ?

TP: Lots de de fonds de cartes + Questions. Tracé des limites officielles.
Confrontation à la définition officielle d'un continent issu du "Robert". Tracé => Eurasie.

23/10/07:
Alors c'est quoi l'Europe ? Confrontation à plusieurs hypothèses. Richesse: Partie ouest. Chrétienté: Oui mais aussi au-delà. Fort peuplement: Pas partout. Culture: Pas partout.

Grille de comparaison de "l'européanité" de certains lieux.
New-York plus européen que la Norvège !?
Existence de degré ou gradient d'européanité.

Conclusion: L'Europe est un projet et dépend de ce que l'on met dedans.
25/10/07:
Leçon bilan.

1/  Morcellement des Etats, Grands ensembles géopolitiques.

Etude de cas p.20-21

15/11/07:

Correction du Contrôle du 19/10.

Correction
Etude de cas p.20-21.
Analyse rapide des
Etudes de cas p.22 à 27 sur le morcellement de l'Autriche-Hongrie et ses conséquences.

Leçon:

1.1/ Une mosaïque d'Etats et de peuples:

Une cinquantaine d'Etats, de tailles très différentes: micro-Etat (Andorre, Monaco), petit Etat (Slovénie), Etat moyen (Hongrie) ou grand Etat (France, Allemagne).

Ce morcellement s'explique, comme le montre l'exemple austro-hongrois, par la multiplicité des ethnies (200), des langues (60), des religions (catholiques, orthodoxes, protestants, juifs, musulmans...) et des alphabets (3) qui participent d'une extrême diversité.


16/11/07:
Exposés (Voir partie Histoire)

22/11/07:
Correction Exercice

1.2/ Les grands ensembles géopolitiques.

Carte p.55
Découpage en 4 grands ensembles.




23/11/07:

Exposés suite (Voir partie Histoire)
Travail en salle informatique à l'aide du site "Toute l'Europe"

1/ Pourquoi un nouveau traité ?
2/ Quels obstacles a-t-il fallu surmonter ?
3/ Quelles sont les principales modifications ?
4/ Quand et comment ce traité doit-il entrer en vigueur ?

Pour le  29/11: Faire la fiche sur l'UE

Fiche téléchargeable ici: Cliquez-moi
29/11/07:
Exposés Fin. (Voir partie Histoire)

2/ L'Union Européenne, une communauté en débat :

2.1/ Origine, construction, conceptions :

Doc 1,2 et 5 p.44-45

1/ Quel est l'objectif prioritaire de la construction européenne ?

La paix, donc surmonter l'opposition  franco-allemande.

2/ Quels sont les moyens pour y parvenir ?

Construire une Fédération européenne en créant une solidarité de fait en mettant en commun entre les mains d'une Haute Autorité (supranationale) les productions de charbon (énergie) et d'acier (matière 1ère fondamentale) de la France et de l'Allemagne
(mais ouvert à d'autre pays)

3/ Quels autres moyens ont été utilisés auparavant (et pas forcément chinois ;-) ?

Plantu fait référence aux Romains contre les "Barbares", à Napoléon et à Hitler.


Cette déclaration du 9 Mai 1950 de Robert Schuman, Ministre des Affaires Etrangères français, inspirée par Jean Monnet, est le point de départ de la construction européenne.
9 Mai = Journée de l'Europe.

L'objectif est l'établissement d'une fédération européenne pour garantir le maintien de la paix.
Robert Schuman a, dans l'espace de sa seule vie, vécu deux guerres mondiales et le déclin de l'Europe.


30/11/07:

Carte p.42: 1951: Création de la CECA. (France, Allemagne, Italie, Bénélux)

L'Europe se construit ensuite selon un double mouvement:


* d'approfondissement (des compétences exercées à l'échelle supranationale):

1957: Traités de Rome => Création de la CEE (marché commun) et de l'Euratom

1992: Traité de Maastricht => Euro (2002), Politique Etrangère et de Sécurité Commune,         Citoyenneté européenne.

1998/2001: Traité d'Amsterdam/de Nice => Adaptation des institutions.

2005: Traité constitutionnel refusé par la France et les Pays-Bas.

2007: Traité simplifié (cf séance en salle info)


  * d'élargissement:
Plusieurs vagues pour passer de 6 à 9, 10, 12, 15, 25 et enfin 27 en 2007. (voir carte).


Si les "pères fondateurs"
voir p.45 sont clairement  fédéralistes c'est-à-dire pour une Europe fédérale supranationale à laquelle les Etats auraient délégué un maximum de compétences, de nombreux chefs d'Etats souhaitent conserver une partie voire l'essentiel des compétences au niveau de chaque Etat. Ils ont une conception plutôt intergouvernementaliste d'une Europe où collaboreraient des Etats souverains. On parle aussi de "souverainistes" ou "d'Europe des Nations".


2.2/ Un fonctionnement complexe :

Correction de la fiche.

La complexité des institutions de l'U.E. et la difficulté à les modifier reflètent le nécessaire compromis entre fédéralistes ( Comission, Parlement, Cour de Justice) et intergouvernementalistes (Conseil européen, Conseil de l'U.E.).


2.3/ Avenir de l'U.E.? Entre approfondissement et élargissement :

Question 2,3 et 4 p.57

L'U.E. a fixé les critères de Copenhague (doc.2 p.57) afin de guider les pays candidats.
Elle accompagne financièrement les Etats candidats et évalue régulièrement leurs progrès.
Voir aussi  ici , ici et cette fiche

Le dernier élargissement de 2004 est le plus important jamais réalisé:
10 Etats aux économies très différentes qui posent le problème du coût (doc. 3 p. 57) et du fonctionnement à 27.

Certains considèrent qu'il faut faire une pause dans l'élargissement pour intégrer les nouveaux Etats et réformer les institutions.
D'autres considèrent que les candidats ont déjà beaucoup attendus et fait beaucoup d'efforts.

Trois candidats officiels: Turquie, Macédoine, Croatie.

4/12/07:

Le nouveau traité simplifié (cf séance en salle informatique), s'il est ratifié, prévoit des approfondissements: l'adoption de la majorité qualifiée, un président pour l'UE et un repésentant pour les affaires étrangères, le droit d'initiative citoyenne...
Néanmoins, elles n'entreraient en vigueur que vers 2014 et le principe de "l'Europe à la carte" reste en vigueur comme pour l'Euro, Schengen, ou la défense.

Pour réaliser la carte,
voir par exemple les sites Toute l'Europe, la cartothèque de la documentation française et Diploweb

Etude de document: "L'Europe fait semblant" de Jean-Louis Bourlanges. 

Pour le 6 ou 7/12: Finir l'étude du texte, Réaliser la carte sur "L'Europe à la carte"

6/12/07:

Ramassage puis Correction du document.

Contrôle sur l'Europe le 13/12/07






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20/09/07:
Thème 1: Les régions en France et en Europe.

Qu'est-ce qu'une région ? (réflexion individuelle puis mise en commun)

Réponses: Un bout de pays, une limite/frontière, plusieurs départements, gestion par un conseil, un espace de production, un ensemble linguistique/culturel/historique, un cadre naturel.

Définition d'une région: un morceau de territoire d'une taille inférieure à l'échelle nationale et supérieure à l'échelle locale (départements, communes).

Comparaison des régions européennes: Taille et contenu très variables mais partout, il s'agit d'une maille de gestion du territoire.

Au-delà, la région peut aussi définir un espace de production (Nord pas de calais ou Lorraine => Sidérurgie, Mines), un ensemble linguistique, culturel et historique (Bretagne, Alsace...) ou un cadre naturel (Auvergne => Montagnes...)...

Parfois, la région administrative coïncide donc, en partie ou totalement, avec les autres régions.

Qu'est-ce qui fait l'identité de la Bourgogne ?
Réponses: Escargot, Vin, Guy Roux, Morvan ,Vézelay, Moutarde, Charolais, Autoroutes, Canaux, Université (Dijon), Châteaux, Fromages, Hospices de Beaune, Mines (Creusot)...

Classement: Domination des éléments du patrimoine historique, culturel (gastronomie) et naturel qui peuvent être mis en valeur (Tourisme). Guy Roux, symbole de la ruralité et des activités agricoles (élevage, viticulture et céréaliculture). Infrastructures (Autoroutes + TGV).

21/09/07:

Elaboration de cartes de la Bourgogne, par groupes, autour de trois thèmes:
Les axes de communication, la population, les espaces de production.

Travail au CDI. Voir aussi cet article

25/09/07:

Vérification, conseil légende, poursuite du travail.

A rendre le 02/10

27/09/07:
Leçon:

1/ Une maille administrative récente aux compétences limitées:


1.1/
Historique :


Départements :  1790.  Collectivité territoriale en 1871.
Communes. Collectivité territoriale en 1884.

Nécessité d'un échelon supérieur de gestion mais crainte des départements liés à la Révolution alors que régions liées aux provinces de l'Ancien Régime.

Premier découpage régional sous l'occupation par le régime de Vichy.
Tabou autour du mot "région".
1960: Circonscriptions d'Action Régionale (découpage actuel).
1969: Echec du réferendum de De Gaulle sur la régionalisation.
1972: Création des régions mais Préfet (Etat) à la tête de l'exécutif.

Date-clé: 1982 => transfert de compétences aux régions qui s'administrent elles-mêmes (Président du conseil régional élu au S.U. en 1986)

2004: Transfert de compétences supplémentaires.


1.2/
Des compétences limitées :

Doc. photocopié: Analyse des différentes compétences.
Transport, Enseignement, Formation professionnelle/Apprentissage, Action économique, Culture/Sport/Loisirs, Action sociale, Aménagement des territoires...

Graphique du budget régional:
Budget2007.png


Par rapport à leurs homologues européennes qui sont parfois des quasi-Etats, les régions françaises ont des compétences limitées.

Après 20 ans de décentralisation, si l'Etat ne maîtrise plus que 60 % des dépenses publiques contre 40 % pour les collectivités territoriales, seuls 11 % de ces dépenses décentralisées proviennent des régions (56 % communes ou groupement de communes, 33 % départements)

Cela handicape nos régions lorsqu'elles collaborent à l'échelon européen. 


02/10/07:


2/ Les régions et l'Europe:


2.1/
Des disparités régionales importantes :


Graphique: PIB/hab en % de la moyenne UE à 25

Analyse du document. Recherche des pays les plus en retard à l'aide de la moyenne-pays.
Ce sont pour la plupart les nouveaux entrants (anciens pays communistes).
Voir aussi les cartes p.328/329.

Analyse des inégalités régionales intra-étatiques. GB à les plus fortes inégalités régionales.


2.2/ Les politiques communautaires :

Doc.3 p.335: Fonds structurels européens  (FEDER, FSE, FEOGA, IFOP...) pour soutenir les régions < 75 % du PIB/hab. moyen. Cela représente 30 % du budget européen.
Répartition: voir les doc.1 p.334 et 3 p.337.

Impact concret sur le Portugal: Doc.4 p.337.


Doc.4 p.335: Coopérations interrégionales.

04/10/07:

Présentation au vidéoprojecteur des productions cartographiques et regards critiques.
Recherche des points forts et des points faibles.


3/ La région Bourgogne:



3.1/
Une identité reconnue internationalement :

Bourgogne, vieille province dont les limites ont beaucoup varié (Nivernais et Nord de l'Yonne n'en ont jamais fait partie)
Bourgogne reconnue pour son patrimoine: Vin, Histoire des grands ducs mais qui ne correspond qu'à une petite partie.

3.2/ Une région qui manque d'unité :

Grande inégalité dans la répartition d'une population stagnante et viellissante dans une région faiblement peuplée (51 hab
/km2). Peu de pôles urbains. Une région "déchirée" par la "diagonale du vide". Peu de liaisons Est-Ouest. Attraction des régions parisienne et lyonnaise.

3.3/ Croquis de synthèse :



19/10/07:

Contrôle: Région Champagne-Ardenne.

 



Par Landry
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Jeudi 6 septembre 2007

Partie du programme en cours d'étude:

HISTOIRE

Partie IV : La Seconde Guerre Mondiale (cliquez ici)

Partie II
I : Guerres, Démocraties, Totalitarismes (1914-1945) (25 h)


Thème 1: La première guerre mondiale et les bouleversements de l'Europe. (voir ci-après)

Thème 2: Les démocraties libérales durant les années 30. L'exemple de la France. (Voir ci-après)




Thème 3: Les totalitarismes.

Introduction:
Le terme Totalitaire a été utilisé pour désigner le type particulier de dictature qui s'est installée en Italie d'abord
puis en Allemagne.
Ce sont les opposants à Mussolini qui l'utilise pour dénoncer la mainmise des fascistes sur le pouvoir puis Mussolini qui le revendique ensuite.

Il est ensuite utilisé pour désigner les dictatures d'Hitler, de Mussolini et de Staline dont les méthodes semblent proches. S'il disparait après l'intervention de l'URSS au côté des alliés, il reparait pendant la guerre froide.

De ce fait, le concept de totalitarisme est contesté, considéré par certains historiens comme un instrument permettant de dénigrer l'URSS ou comme un moyen de relativiser la spécificité du régime nazi et du génocide.


Travail par groupe : Rechercher les origines et la mise en place des 3 dictatures.

Bilan/mise en commun au tableau.


1/ Origine et mise en place des régimes totalitaires :

1.1/ Des causes similaires :

Dans les 3 pays:

  • L'impact de la 1ère guerre mondiale joue un rôle important.

Italie => "Victoire mutilée"

Allemagne => Humiliation du Diktat de Versailles signée par la République de Weimar.

Dans les deux cas, elle est exploitée par Hitler ou Mussolini.

Russie => La guerre est directement responsable des révolutions.

  • Peu/pas de tradition démocratique (démocraties récentes ou inexistantes).

  • Rôle central de la Révolution Russe:

En Italie où un climat révolutionnaire s'installe après-guerre, les faisceaux de combat se mettent au service des propriétaires d'usine ou de terres (briseur de grèves) et semblent être les garants de l'ordre.

En Allemagne, la crise économique provoque l'ascencion des extrêmes et les nazis semblent la meilleure garantie pour les milieux d'affaire face à une gauche divisée (doc. 2 et 3 p.223).

En Russie, dans le contexte de guerre civile, la défense de la révolution justifie aux yeux des bolcheviques la terreur et la suppression de tous les autres partis même socialistes. L'accusation de déviation contre-révolutionnaire sera aussi une arme puissante utilisée par Staline pour se débarasser de ses adversaires. (doc.4 p.225).

1.2/  Une conquête "légale"du pouvoir :

Italie: Transformation des faisceaux de combat en Parti Fasciste.
A l'aide d'un programme fourre-tout, récupération des mécontentents.
30 Octobre 1922: Marche sur Rome. Le Roi nomme Mussolini à la Présidence du Conseil, pensant pouvoir l'utiliser.

Allemagne: Après une tentative de putsch manqué en 1923, Hitler entame une conquête légale du pouvoir. Son Parti, le NSDAP, profite de la crise grâce à une efficace propagande.
Le Président Hindenburg se laisse finalement convaincer de le nommer Chancelier le 30 janvier 1933 par les réprésentants des milieux d'affaires.
Là aussi, les conservateurs menés par Von Papen qui est vice-chancelier dans un gouvernement qui ne comprend que 3 ministres nazis pensent pouvoir les utiliser.

URSS: Dans ce régime au parti unique, la "légalité" se détermine par le respect des règles de fonctionnement du Parti. Staline, secrétaire général à la mort de Lénine,
se rallie systématiquement aux positions majoritaires. Il utilise habilement sa fonction en plaçant ses fidèles aux postes clés, en faisant entrer en masse de nouveaux militants qui n'ont pas connu la révolution. Il élimine ainsi progressivement tous ses concurrents.

1.3/  La mise en place des dictatures :

Italie: L'assassinat d'un député d'opposition semble ébranler le régime mais Mussolini le revendique finalement puis adopte ensuite une série de lois dites fascistissimes installant sa dictature.

Allemagne: L'incendie du Reichstag pendant la campagne des législatives fournit le prétexte à Hitler pour suspendre les libertés. Malgré cela, n'ayant pas obtenu la majorité absolue, il se fait voter les pleins-pouvoirs qui lui permettront d'interdire toute opposition et d'installer sa dictature.

URSS: Une fois à la tête du Parti communiste fonctionnant selon le principe du centralisme démocratique, plus rien ne l'empêche d'installer sa dictature.

2/ Une volonté de contrôle total pour édifier une nouvelle société :

2.1/ Etat et économie au service d'un parti et de son chef :

Pour relayer son autorité , le Chef a pris le contrôle de l''appareil d'Etat par l'intermédiaire du Parti unique qui sert donc de courroie de transmission au Chef (Führer, Duce, Vodj) qui concentre entre ses mains la prise de décisions et fait l'objet d'un culte encouragé ou toléré.

On incite ou on oblige donc les fonctionnaires de tous niveaux à prendre leur carte du Parti.

En Allemagne, certains corps du Parti comme la SS constituent de véritables Etats dans l'Etat. (Dossier p.232)

Dans le cas de l'URSS dont les institutions ont été entièrement bâties par les communistes, il y a quasiment fusion entre le Parti et l'Etat, à chaque échelon de gestion de l'un correspondant un échelon de l'autre.

L'économie est mise au service des objectifs du Chef.

Hitler et Mussolini ne remettent pas en cause la forme
capitaliste, contrairement à ce que laissaient supposer certains engagements sociaux de leur programme (doc.4 p.221).
Ils organisent néanmoins une planification de l'économie, fixant de grands objectifs (grands travaux, plan de réarmement doc.4 P.243...).

En URSS, Staline organise la collectivisation brutale de l'agriculture (Dossier p.234) afin de dégager les moyens de développer l'industrie lourde (Sidérurgie, chimie...) préalable au développement de l'industrie dans son ensemble.

En Italie et en Allemagne, on cherche l'autarcie (doc.1 p.230) afin de garantir son indépendance.


2.2/ Une population encadrée et terrorisée :

Dans les trois régimes, on a tiré les conséquences de l'impact de la propagande utilisée pendant la 1ère guerre mondiale. Hitler analyze finement le rôle de celle-ci dans Mein Kampf (Mon Combat).

Cette propagande, associée au contrôle étroit des médias où aucuns propos allant à l'encontre de l'idéologie, du parti ou de son guide n'est tolérée, est l'objet de toutes les attentions. En Allemagne par exemple, c'est un ministre de la Propagande, Joseph Goebbels,  qui se charge de l'organiser.

Toutes les institutions, école, institutions de jeunesse (Komsomols, Balillas, Hitler-jugend), syndicats officiels, parti la relaient en permanence, soumettant la population à un matraquage à travers tous les médias (Affiches, journaux, films, radio doc.1 p.236, ...). Par exemple, un travailleur modèle, Stakhanov (doc.3 p.239) est utilisé pour encourager la productivité.

Les livres contredisant l'idéologie officielle sont interdits, voire brûlés dans de gigantesques autodafés (p.219), l'Histoire est réécrite, les arts et la culture sont mis au service du régime (doc.1 et 2 P.226, doc.6 p.227, doc.3 p.229, doc. 5 et 6 p.237, dossier p.240-241, doc.1 p.242).

La population est également soumise à une surveillance permanente par une police politique (SS et Gestapo, NKVD, OVRA) qui fait appel à la délation.
Les opposants sont arrêtés, torturés, enfermés dans des camps (Goulag, camps de concentration) ou liquidés.
L'Italie a été beaucoup moins touchée par cette terreur tandis qu'en Allemagne ou en URSS, les victimes se comptent en millions. 


3/ Des différences fondamentales:

3.1/ Des idéologies radicalement différentes et incomparables :

Les trois régimes se distinguent d'abord par rapport à l'attitude face à la démocratie et aux libertés individuelles.

La Constitution de l'URSS de 1936 se veut "la plus démocratique du monde" et proclame un ensemble de libertés et de droits politiques et sociaux. L'idéal poursuivi se place donc dans la droite ligne de la philosophie des Lumières et des idéaux de la Révolution même si dans sa pratique du pouvoir, le régime de Staline les violent en permanence.
C'est cette commune adhésion à l'héritage des Lumières qui permettra le rapprochement avec les démocraties et contre les deux autres régimes pendant le Seconde guerre mondiale.

A l'inverse, Mussolini comme Hitler nient la viabilité de la démocratie majoritaire qui n'est qu'une illusion qui fragilise leur pays (doc. 3et 4 p. 227).
Pour eux, seul un chef/guide héroïque est en mesure de conduire l'Etat italien ou le peuple allemand, assumant seul la responsabilité devant le peuple.
Dans les deux cas, l'individu s'efface devant l'intérêt supérieur de l'Etat ou du peuple.


L'autre différence fondamentale est la singularité de la doctrine raciale nazie. Dans Mein Kampf (doc.1 et 2 p.228)  Hitler développe une vision d'une humanité composée de races d'inégales valeurs en lutte pour leur espace vital.
Il s'inspire des théories de l'évolution par la sélection naturelle de Darwin qui correspond d'après lui aux lois de la Nature.  Selon lui, seul le libre jeu de ces lois peut permettre la progression de l'Humanité par la survie du plus apte, c'est à dire la victoire du plus fort. Hitler est donc par essence porté vers la guerre et contre le pacifisime de Wilson (SDN) qu'il dénonce.

Pour Hitler, les allemands ont conservé beaucoup des qualités de la race supérieure originale, la race aryenne, et pour les conserver, ils doivent veiller à préserver sa pureté en évitant de se mélanger, surtout avec la race juive qu'il assimile à des parasites. Cette idéologie se traduira rapidement en mesure antisémites (boycott des magasins juifs dès 1933, Lois de Nuremberg en 1935 interdisant les mariages entre juifs et allemands, "Nuit de cristal" et mise à l'écart  des Juifs en 1938) avant d'aboutir au génocide pendant la guerre.


3.2/ Une politique étrangère inégalement agressive :

Même si Staline garde l'espoir de pouvoir retrouver les frontières de l'ancien empire tsariste, l'URSS joue officiellement la carte de l'internationalisme pacifique ("Prolétaires de tous les pays, unissez-vous...").
Il intervient néanmoins au côté des Républicains en Espagne et n'hésite pas à instrumentaliser les communistes des autres pays pour défendre les intérêts de l'URSS. Pour préserver l'URSS qu'il ne pense pas prête à tenir tête à l'Allemagne Nazie et devant le manque de fiabilité de la France et de la GB  (cf crise de Munich p.208), il n'hésitera pas à signer le Pacte germano-soviétique (doc.5 p.243).

Inspiré par la grandeur de l'Empire Romain (doc.1 p.242), Mussolini mène une politique de grandeur en Afrique où il se lance à la conquête de l'Ethiopie, un des rares Etat indépendants membre de la S.D.N., se brouillant avec les démocraties et se rapprochant d'Hitler.

Par une série de coups de force (rétablissement du service militaire, remilitarisation de la Rhénanie...), Hitler parvient à se défaire des clauses du Traité de Versailles. Il annexe l'Autriche en Mars 1938 (Anschluss) puis revendique la région des Sudètes en
Tchécoslovaquie qu'il obtient à Munich en Septembre, provoquant l'éclatement de ce pays. Par cette politique planifiée (doc.4 p.243) Il vise la constitution d'un vaste "espace vital" à l'Est.


3.3/ Une adhésion variable au régime :

Malgré cette volonté de contrôle total, la propagande n'a pas de prise sur de large espace de la société.
La pensée divergente persiste toujours même si elle n'a pas toujours se constituer en véritable résistance malgré quelques groupes pendant la guerre (la Rose Blanche).

En Italie, il semble que l'adhésion au régime soit demeurée assez superficielle.

En URSS, l'adhésion est forte chez les cadres du Parti  qui sont récompensés mais les effectifs du Parti Communiste demeurent très faibles. Nombres de blagues populaires soulignent la prise de distance des soviétiques vis-à-vis de la propagande officielle.

En Allemagne, l'adhésion semble avoir été plus large, sauf chez les catholiques. Pour la majorité des allemands, Hitler fait figure d'homme providentiel que les a tiré de la crise et du déclin. Même sous les bombes en 1945, la popularité d'Hitler ne se démentira pas alors que Mussolini sera renversé en 1943.

(Fin 29 avril 2008)








Thème 2: Les démocraties libérales durant les années 30. L'exemple de la France.


1/ La France face aux crises:

Diaporama sur le Krach de 1929 et ses conséquences

1.1/ Une crise économique moins violente et plus tardive :

Doc.2 p.201: Comme le montre les graphiques, la France est frappée plus tardivement et plus lentement.

Longtemps, on a cru la
France à l'abri de la crise, protégée par des structures économiques "à l'ancienne".

Les journaux de la droite d'affaires comme "Le Temps" écrivent même, le 28 octobre 1929, 4 jours après le Jeudi noir, qu'il faut "s'en féliciter plutôt que de s'en plaindre".

Le Figaro écrit encore le 7 octobre 1931:
"Quant à nous, félicitons-nous de notre économie timide et prospère, en face de l'économie présomptueuse et décadente des races anglo-saxonnes [...] Il faut dénoncer ces formidables concentrations d'industries, cet excessif effort du machinisme, cette rationalisation poussant la production à outrance, cette civilisation du capitalisme dégénéré acoquinée au communisme marxiste et à l'anticivilisation." 

La crise s'installe lentement et provoque une hausse du chômage (doc.1 p.200) que dénonce les "marches de la faim" (doc.3 p.201). La baisse des prix rognent les revenus des paysans, du commerce et de l'industrie.

Les gouvernements qui se succèdent (6 pendant les 20 mois qui précèdent le 6 février 1934) appliquent des solutions classiques, comme la déflation qu'appliquera encore Laval en 1935 (doc.4 p.201), inefficaces et même contre-productives (à comparer au New-Deal de Roosevelt). Alors que la majorité des monnaies ont été dévaluées, la France s'accroche au franc fort ce qui l'emêche de profiter de la timide reprise interationale de 1932.

L'instabilité conjuguée à l'impuissance du pouvoir fait glisser la crise de l'économique vers le politique.



1.2/ Une crise politique :

Doc.5 p.201: Comme le montre cette affiche, c'est le régime parlementaire qui est désormais visé, accusé d'affaiblir le pouvoir exécutif et d'empêcher la sortie de la crise.

De nombreux mouvements ,notamment les anciens combattants comme les Croix de Feu (en vidéo sur le site de l'INA Jalons pour l'Histoire en tapant Croix de feu dans l'outil Rechercher
ici), réclament une réforme permettant de renforcer le pouvoir exécutif.

D'autres, les ligues d'extrême droite, s'en prennent directement au régime républicain et réclament qui un retour à la monarchie (Action Française), qui un régime de type fasciste.


L'Affaire Stavisky suscite une manifestation qui tourne à l'émeute sanglante. (dossier p.202-203). Si pour la Droite, le gouvernement est coupable d'avoir tiré sur des manifestants qui ne faisaient que dénoncer la corruption, pour la Gauche, les ligues sont coupables d'avoir tenté un coup d'Etat.

C'est le détonateur qui pousse le Parti Communiste a rompre son isolement. Le 12 Février 1934, une contre manifestation annonce le rapprochement entre socialiste et communiste (doc.4 p.203) qui s'élargit ensuite au Parti Radical.

Malgré la présence de deux partis révolutionnaires, la Révolution n'est pas à l'ordre du jour. L'objectif premier estd'occuper le pouvoir afin de défendre les libertés démocatiques (doc.2 p.205) (La Liberté) et d'apporter une solution à la crise économique (Le Pain) et aux tensions internationales (La Paix). Voir p.213.

Elu sur un programme minimal (doc.3 p.205), ce gouvernement du Front Populaire va pourtant accomplir des réformes historiques.

 


2/ Le Front populaire :

2.1/ Un mouvement de grève historiques pour des réformes historiques:

Spontanément, l'annonce de la victoire du Front Populaire provoque le déclenchement d'une immense vague de grèves avec occupation des lieux de travail dans un climat de fête et de fierté retrouvée après des décennies d'autoritarisme patronal.
Le Pays est paralysé. (dossier p.214-215).

Voir la
Vidéo des actualités de l'époque sur le site de l'INA.
En tapant "Greves 1936", on obtient aussi une vidéo de Blum présentant son gouvernement.

En effet, Léon Blum (doc.1 p.204), chef de la SFIO (socialistes) qui, à la surprise générale est arrivée en tête aux élections, prend la direction du gouvernement.
C'est la 1ère fois qu'un socialiste parvient à la tête de la France.

Sa 1ère tâche est de mettre un terme au mouvement de grève.
Il réunit à Matignon les représentants du patronat et des syndicats qui parviennent aux accords du même nom (doc.4 p.205). Il s'agit de conquêtes historiques (liberté syndicale, droit de grève, délégués ouvriers, conventions collectives...) arraché

Ces conquêtes sont complétées par la loi sur les 40 heures (au lieu de 48) et 15 jours de congés payés. C'est "l'embellie" de 1936 (dossier p.206-207).


2.2/ Un échec rapide:

En Juillet 36, le gouvernement frêre du "Frente Popular" espagnol est victime d'un putsch de la part de généraux espagnols sous la conduite de Franco soutenu par les dictatures italienne et allemande. Une longue guerre civile s'engage. 

Blum est contraint à la non-intervention par la Grande-Bretagne qui se refuse à intervenir et les Radicaux qui craignent que l'intervention exporte la guerre civile en France (doc.7 p.209).

Cette décision de choisir la non-intervention en Espagne est très mal vécue par les électeurs. En tapant "Blum" sur le site Jalons, on accède à un extrait radio de Blum qui tente de s'expliquer sur cette décision.

Mais c'est surtout l'échec économique d'une politique de relance trop timide et qui se heurte à l'hostilité des milieux d'affaire (fuite des capitaux) qui va pro.voquer la chute du gouvernement.

Blum,
en arrivant au pouvoir, s'était refusé à la nécessaire dévaluation du Franc pour solder l'héritage des gouvernements précédents. Il ne voulait pas corroborer l'image traditionnelle d'une gauche incapable de gérer l'économie. Il y est contraint quelques mois plus tard, ce qui semble sanctionner l'échec de ses réformes.

Les radicaux s'éloignent progressivement et en Juin 1937, Blum est renversé par le Sénat.



3/ Quelles mémoires du Front populaire :

3.1/ Un gouvernement qui a affaibli la France, responsable de la défaite :

Comme le montre bien les doc. 3 et 4 p.209, le jugement immédiat des gouvernements qui lui succèdent est très négatif. Le Front Populaire est accusé d'avoir encouragé "l'esprit de paresse" comme le résume bien l'expression de la "semaine des seux dimanche" employé par Reynaud et qui vise les 40 heures.
 
Les réformes sociales sont montrées comme un luxe que la France ne peut se permettre dans un contexte international marqué par les coups de force de l'Allemagne et la menace de guerre (Anschluss en Mars 1938, crise de Munich voir doc.1 p.208).
Les 40 heures sont donc sacrifiées, dans les faits, sur l'autel du réarmement.

Le doc.7 p.209 témoigne aussi d'un autre reproche, celui d'avoir divisé la France et les français.

Dans son appel du 17 juin 1940, Pétain accusera même le Front Populaire de la défaite:
"
On a revendiqué plus qu'on a servi. On a voulu épargner l'effort: on rencontre aujourd'hui le malheur".
Léon Blum sera même jugé au procès de Riom au côté de Daladier et Reynaud notamment pour ses responsabilités dans la défaite.


 
3.2/ Un gouvernement précurseur de réformes historiques :

Après la Libération, le Conseil National de Résistance s'appuiera et approfondira l'expérience du Front Populaire.

Ainsi, le droit de grève, au repos et aux loisirs, la liberté syndicale notamment sont inscrits dans le préambule de la Constitution de 1946. Les 40 heures ou les congés payés sont réaffirmés.

Le nouveau rôle de l'Etat initié par le Front Populaire avec la nationalisation de la Banque de France, la création de la SNCF, de l'
ONIB  , des industries d'armement est également réaffirmé et amplifié à la Libération avec la vague de Nationalisations ou la création du commissariat au Plan.


3.3/ Un moment d'unité et d'action pour le monde du travail :

Pour les syndicats, notamment la CGT, les grèves de Mai-Juin 1936 restent le mouvem
ent social idéal. Par leur unité dans l'action, les salariés ont réussi  à arracher des conquêtes sociales historiques.

Ce mouvement social exemplaire reste donc une référence majeure pour le mouvement syndical.

Pour les partis socialiste et communiste, c'est la période où l'unité a permis l'accession au pouvoir du premier gouvernement à direction socialiste qui a pu faire adopter des réformes audacieuses pour le monde du travail.

Lorsque la gauche revient enfin au pouvoir en 1981 avec l'élection de François Mitterrand, les réformes adoptées dans la foulée (39 h., 5e semaine de congés payés, Retraite à 60 ans...) portent la marque du Front Populaire.


Composition: Le Front Populaire: Quel bilan ?
A rendre pour le 25 avril. Pages Méthode du manuel:  p.216-217




Thème 1: La première guerre mondiale et les bouleversements de l'Europe.


1/ L'Europe de 1850 à 1914: une poudrière nationaliste ?

1.1/ Une mosaïque :

Analyse des cartes p. 166/167

Pourquoi peut-on parler de mosaïque ? Evolution 1850 1914 ?

L'Europe est morcellée en de multiples nationalités très imbriquées dans la orientale et dans les Balkans. Elle est mocellée en une multitude d'Etats.

Entre 1850 et 1914, la carte se simplifie grâce à l'unité allemande et italienne mais de nouveaux Etats apparaissent suite à l'effondrement de la puissance ottomane.

Nationalisme est à l'origine de cette transformation.

1.2/ Un nationalisme facteur d'unité ? :

Pour l'Allemagne et l'Italie, l'idéologie nationaliste a permis de regrouper dans un même Etat créé sous l'impulsion d'un Etat moteur, la Prusse et le Piémont-Sardaigne, et de leader comme Bismarck et Cavour, une même "nationalité" (réelle ou imaginée) jusque là divisée.

Le nationalisme a donc joué comme un facteur d'unité.


1.3/ Un nationalisme facteur de division ?

Dans les Balkans, l'affaiblissement de l'Empire Ottoman permet à certaines nationalités d'obtenir la création d'un Etat mais attise aussi les convoitises des puissances voisines comme l'Autriche-Hongrie (annexion de la Bosnie) et de la Russie qui voudrait s'étendre, sous couvert de protection des peuples slaves, vers les détroits.

Le 28 juin 1914, l'héritier de l'AH en visite à Sarejevo est assassiné par un nationaliste bosniaque. L'AH en profite pour régler ses comptes avec la Serbie et l'attaque. La Russie mobilise son armée. L'Allemagne déclare alors la guerre à la Russie et à la France qui avait mobilisé et l'attaque en violant la neutralité Belge ce qui provoque l'entrée en guerre de la GB.

Voir cette animation

2/ Une guerre totale

2.1/ Les grandes phases du conflit :

Pour revoir cette partie, utiliser les cartes animées ici


2.2/ Une mobilisation totale :

Des millions d'hommes mobilisés sur le front pendant des années, loin de leur milieu.

Dossier p.182-183: Des usines reconverties vers la production d'armement, les femmes mobilisées dans les champs et les usines, l'argent mobilisé par l'emprunt, des esprits mobilisés par la propagande.


2.3/ Des sociétés traumatisées :

Analyse scène d'introduction du film: "un long dimanche de fiancailles"

Conditions de vie et de combat dans les tranchées. Voir aussi Dossier p.180-181

Doc. 4 et 5 p.193 Impact de la guerre, certains historiens parlent de "brutalisation" des sociétés.

Deux réactions opposées de la part des anciens combattants:

Rejet absolu et pacifisme ou au contraire fascination face à cette expérience comme pour Ernst Jünger (doc.5  p.177) ou un certain Adolf Hitler.


3/ Les bouleversements de l'Europe

3.1/ Une Europe affaiblie :

Dossier p.192-193: Bilan humain, matériel, économique et financier.

L'Europe ne domine plus mais ceci est masqué par le repli des Etats-Unis et le maintien voire l'extension de la domination coloniale


3.2/ Une paix manquée :

Vidéo Le Site.TV Analyse du tableau sur le Traité de Versailles.

Des principes généreux (SDN, Droit des peuples à disposer d'eux-mêmes) qui se heurtent aux exigences de sécurité et à la volonté de faire payer l'Allemagne.



3.3/ Une Europe déstabilisée :

La Russie n'arrive pas à soutenir l'effort de guerre => Mécontentement grandissant contre le Tsar.

Février 1917: La réaction autoritaire du Tsar face aux manifestations de la faim le coupe de la population et des soldats qui se joignent au peuple.

Le Tsar abdique. Deux pouvoirs lui succèdent: Un gouvernement provisoire issu de la Douma et des soviets.

Texte Lénine

Questions: Présentez le document
Quelle position défend Lénine ? Quels arguments avance-t-il ?

Lénine, chef du Parti bolchevik (POSDBR), écrit au Comité Central et aux comité des deux capitales de son parti pour les convaincre de se préparer à pendre le pouvoir.

Il met en avant le fait que le parti est majoritaire dans les Soviets des deux capitales, que le gouvernement provisoire n'est plus soutenu par le peuple, qu'il a trahit la démocratie, que le temps presse (Risque de réddition de Pétrograd aux allemands) et que seuls les bolcheviks peuvent apporter la démocratie, la paix et le partage de la Terre car il n'y a pas d'alternative (pas le temps d'attendre une assemblée constituante, la conférence démocratique ne l'est pas d'après lui).



Par Landry
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